Mes partenaires: Elise Harwal et Marina Failliot-Laloux, graphothérapeutes

Avoir une écriture patte de mouche, riquiqui, voire totalement illisible, porte un nom : il s’agit de dysgraphie. Quel que soit son âge, plusieurs signes peuvent mettre la puce à l’oreille. Par exemple, la tenue du stylo, une maladresse prononcée, des grimaces lorsque l’on écrit ou l’on découpe, etc.

Agathe nous en a donné la démonstration , un travail autour des réflexes archaïques peut apporter des solutions. Dans certains cas, il est nécessaire de faire appel à un professionnel de l’écriture : un graphothérapeute.

Laissez-moi vous en présenter deux avec lesquelles j’ai le plaisir de collaborer :

Elise Harwal

Elise est graphothérapeute, formatrice au centre « Le geste ». Elle est l’ auteur de « 100 idées pour accompagner les enfants dysgraphiques » (éditions Tom Pousse).

Elise va nous expliquer ce qu’est la dysgraphie et le rôle du graphothérapeute.

« La dysgraphie est un trouble persistant de l’écriture qui ne s’explique pas par une déficience neurologique ou encore intellectuelle.
On estime qu’environ 10% des enfants sont dysgraphiques.

La dysgraphie peut apparaître à tout moment de la vie et être plus ou moins sévère. Elle peut être à l’origine d’une mauvaise tenue du stylo, d’une mauvaise posture, ou d’un problème de latéralité. D’autre fois, ce trouble peut résulter d’une situation familiale ou scolaire difficile …

Souffrir de dysgraphie peut complexer le patient et avoir des répercussions sur sa scolarité, son estime et sa confiance en lui. Il est donc important de traiter le problème.

Le graphothérapeute est là pour aider les personnes ayant des troubles de l’écriture. Dans un premier temps, je pose différentes questions aux patients. Afin de mieux connaître leur histoire et la motivation de leur consultation (santé, scolarité,…). Je fais ensuite passer un bilan graphomoteur pour déterminer les troubles graphiques et déceler une éventuelle dysgraphie. Enfin, si je décèle des difficultés qui ne sont pas de ma compétence (comme par exemple ? ), je peux également orienter vers d’autres spécialistes . Les séances de rééducation sont hebdomadaires et durent 45 minutes. L’objectif d’améliorer les facultés graphomotrices de manière ludique et adaptée à l’âge et aux goûts du patient. « 

Marina Failliot-Laloux

Marina est Psychopédagogue en Pédagogie Positive, formée à la graphothérapie.

Elle accompagne les profils dits « atypiques » pour leur permettre de valoriser leurs différences et à mettre en avant leurs potentiels.

Marina a également écrit plusieurs livres, dont «J’aide mon enfant différent à s’épanouir » ( éditions Larousse).

Elle nous parle de dysgraphie et de profils atypiques (HP, TDA/H et autres DYS).

« On retrouve, chez de nombreux « atypiques », une difficulté à maîtriser le geste d’écriture. Pourtant ce n’est pas nécessairement lié une difficulté de motricité (fine ou globale). En effet, la dysgraphie est souvent associée à différents troubles que l’on retrouve assez fréquemment chez les « atypiques » :

  • Les troubles visuo-spatiaux, entraînant des difficultés à retranscrire les lettres convenablement et à organiser l’écriture dans l’espace.
  • Les troubles séquentiels, entraînant des difficultés à traiter les informations de façon séquentielle, indispensable à l’écriture (une lettre après l’autre, et un mot après l’autre).
  • Et les troubles de l’attention et de la mémoire

Pour ces enfants, souvent qualifiés de « hors normes », leurs propres stratégies sont plus importantes que celles qui leur sont « imposées ». Mais qu’y a-t-il de plus normé que l’écriture ? Cette liberté (d’agir et de penser) a donc des répercutions directs sur le geste d’écriture.

Cas des « Haut potentiel (HP) »

On explique souvent les difficultés d’écriture chez les HP par le fait que leur main n’arriverait pas à suivre le rythme de leurs pensées fulgurantes. Cependant, ce point est loin d’être le seul à entrer en ligne de compte.
Tout apprentissage est en effet une question d’harmonie entre 3 sphères : cérébrale, émotionnelle et corporelle. Les HP ont tendance à n’investir que la sphère cérébrale, délaissant la motricité fine (moins exigeante intellectuellement) et la gestion de leur hyperémotivité.

Les premiers stades des apprentissages de l’écriture peuvent également être évoqués. Comme tout enfant, leurs premières lettres sont souvent maladroites. Mais le HP n’est pas dupe et il voit bien que sa production n’est pas à la hauteur du modèle et de ses propres exigences. Ce constat le pousse (plus ou moins inconsciemment) à se désinvestir du geste d’écriture.
Tous ces points sont accentués par les sauts de classes dès la grande section de maternelle ou de CP. Classe où la graphie est justement au cœur des apprentissages.

Le mot de la fin…

Mais rien n’est acquis définitivement. Ainsi, un « atypique » peut tout à fait acquérir un geste d’écriture harmonieux. Il suffit parfois d’un déclic : une envie d’être lisible, d’écrire plus vite ou d’en finir avec une douleur. Dans ce cas, un accompagnement en graphothérapie l’aidera à acquérir, et parfois très rapidement, les bons gestes. Surtout, cela lui permettra de retrouver le plaisir d’écrire ! »

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