ENFANTS & TROUBLES DYS

Des difficultés à…lire? écrire? compter? coordonner les gestes ou s’exprimer de manière cohérente? Et s’il s’agissait de troubles dys?

Aujourd’hui, en France, 10 à 15% d’enfants seraient atteints de troubles dys qu’il s’agisse de dyslexie, de dyspraxie, de dysphasie, de dyscalculie, de dysorthographie.

On parle d’handicaps invisibles qui, s’ils ne sont pas pris en charge peuvent rendre difficile les apprentissages, le quotidien et impacter estime et confiance en soi.

Pour comprendre à quel point ces troubles occupent une place importante dans la vie des enfants qui en sont atteints et de leurs parents, voici un reportage de l’émission « C’est pas sorcier ». Dans ce reportage, Fred va rencontrer de jeunes patients et les adultes impliqués dans leur accompagnement. Jamy, quant à lui, a installé son laboratoire au Neurospin, un centre de référence en imagerie cérébrale près de Paris, où l’on étudie notamment le fonctionnement du cerveau des personnes «dys».

Mieux se connaître, s’accueillir et s’accepter, ouvrir des pistes pour faire de son/ses troubles « DYS » un/des alliés(s) … des préalables pour CREER DES POSSIBLES dans sa vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle.

Parmi les pistes? L’intégration neurosensorielle des réflexes archaïques/primitifs. Pour en savoir plus, voici des conférences en ligne qui pourraient vous intéresser:

Conférence Dys et réflexes : https://www.billetweb.fr/conference-les-dys-la-piste-des…

Cycle de 3 conférences d’octobre à décembre 2020 (Dys, TDA, Hyperactivité et réflexes): https://www.billetweb.fr/apprentissages-la-piste-des…

LES DYS EN 10 QUESTIONS ET/OU 10 QUESTIONS SUR LES DYS!

Selon les études, selon les pays et selon les époques les données chiffrées sur les Dys varient. Selon la nature des troubles que l’on inclut dans l’étude, selon le degré de sévérité pris en compte, les chiffres varient de 1 à 10%.
En France on parle de 6 à 8% de troubles dys. On peut dire que 4 à 5 % des élèves d’une classe d’âge sont dyslexiques, 3% sont dyspraxiques, et 2% sont dysphasiques.
En route pour une exploration des Dys en 10 questions et/ou 10 questions sur les Dys!

Question 1- Les troubles DYS…de quoi s’agit-il?

Le prefixe « Dys » indique une anomalie, une difficulté, un mauvais fonctionnement. Les troubles dys- sont des troubles neurologiques qui induisent des difficultés à la fois dans les apprentissages et dans le quotidien de manière plus ou moins importantes. Dans la famille des dys- nous pouvons retrouver… la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie, la dysgraphie, la dyspraxie, la dysphasie.

Question 2- Connais t-on l’origine des troubles DYS?

Ces troubles sont dits « neurodéveloppementaux » car ils surviennent lors du développement cérébral des enfants qui ne présentent par ailleurs aucune déficience sensorielle, auditive, visuelle ou intellectuelle. Depuis les années 1980, les techniques d’imagerie cérébrale et de génétique ont permis de mieux comprendre les mécanismes mis en oeuvre dans les troubles « dys » et notamment dans la dyslexie. Des dysfonctionnements dans le développement de certaines aires cérébrales provoqueraient petit à petit un retard dans la faculté de lire, écrire ou compter. Des facteurs environnementaux participent sans doute à ces pathologies, mais les neuroscientifiques ont montré que ces troubles ont des causes neurobiologiques et génétiques, quels que soient le milieu socioculturel des enfants et la méthode pédagogique adoptée. Tel que l’indique Bénédicte Salthun-Lassalle, Docteur en neurosciences, il a été mis en évidence une augmentation du risque de dyslexie chez les proches parents d’un sujet atteint, et les grandes études comparatives réalisées chez les jumeaux monozygotes (de vrais jumeaux ayant les mêmes gènes) et dizygotes (ayant des gènes différents) ont montré que, si un enfant est dyslexique, son frère ou sa soeur a 50 à 65 % de risques de l’être aussi. Toutefois, la dyslexie reste complexe car plusieurs gènes joueraient vraisemblablement un rôle rendant la manifestation de ce trouble très différente chez chaque enfant. Les connaissances scientifiques sur les troubles dys- sont relativement récentes. Des chercheurs de l’Inserm continuent d’effectuer des recherches afin d’améliorer encore, le dépistage et la prise en charge.

Question 3- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dyslexie et d’une Dysorthographie?

L’Organisation mondiale de la santé définit la dyslexie comme « un trouble spécifique de la lecture. Il s’agit également d’un trouble persistant de l’acquisition du langage écrit, caractérisé par de grandes difficultés dans l’acquisition et dans l’automatisation des mécanismes nécessaires à la maîtrise de l’écrit (lecture, écriture, orthographe) ». Certains signes permettent de suspecter une dyslexie dès le CP. Toutefois, la dyslexie ne peut -être diagnostiquée que vers le CE2 au moment ou la lecture est supposée acquise et fluide. Il existe plusieurs formes de dyslexie qui impactent de façon différente: la dyslexie phonologique, lexicale ou mixte. Quels impact sur le quotidien et les apprentissages?

La dysorthographie est souvent associée à la dyslexie. Il s’agit d’un trouble persistant de l’acquisition et de la maîtrise du langage écrit qui affecte l’orthographe, principalement dans l’apprentissage et l’automatisation de la correspondance phonème (le son des signes) et graphème (l’écriture des sons).

Question 4- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dyscalculie?

La dyscalculie est aux chiffres et aux nombres ce que la dyslexie est aux lettres. Elle concerne comme son nom l’indique les chiffres et les valeurs numériques. La compréhension des structures et logiques mathématiques, des notions de quantités et de représentation spatiale s’avèrent difficiles. Il en résulte de grandes difficultés pour apprendre les opérations, les tables de multiplication, ou comprendre la géométrie. On connaît encore peu l’origine de ce trouble, qui reste souvent associé à divers autres facteurs, y compris à d’autres troubles dys.

Question 5- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dysgraphie?

C’est un trouble spécifique d’apprentissage qui affecte l’écriture. Elle se caractérise par une calligraphie aléatoire, lente inégale, souvent accompagnée d’une grande fatigabilité, voire de douleurs. La dysgraphie peut avoir plusieurs causes. Tel qu’indiqué par la Fédération ANAPE- Dys- elle peut être favorisée par divers troubles d’apprentissages comme la dyslexie, la dysorthographie, l’hyperactivité, ou elle peut être liée à une certaine précocité ou concerner les élèves dont la capacité à être multitâche est affectée. Un déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)… ou aussi une précocité intellectuelle peuvent être à l’origine d’une dysgraphie. Celle-ci touche à 70% des enfants « précoces ».

Question 6- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dyspraxies?

L’Organisation Mondiale de la Santé définit la dysgraphie comme un « trouble spécifique du développement moteur dont la caractéristique essentielle est une altération du développement de la coordination motrice non imputable entièrement à un retard intellectuel ou une affection neurologique spécifique congénitale ou acquise ». Par conséquent, faire ses lacets, poser son verre correctement sur la table, ou encore écrire et former des lettres peuvent s’avérer des gestes du quotidien extrêmement difficiles à réaliser, épuisants et décourageants!

Question 7- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dysphasie?

La dysphasie est un trouble de la communication orale et verbale. Elle est particulièrement handicapant pour l’enfant qui peut avoir du mal à s’exprimer (exprimer sa pensée ou formuler ce qu’il veut dire) et parfois à comprendre ce qu’on lui dit.

Tels que l’évoquent Isabelle Pailleau et Audrey Akoun dans « Vive les zatypiques », la dysphasie peut-être expressive ou réceptive. Dans le premier cas, l’expression est altérée, les paroles souvent incompréhensibles et l’expression est faite de mots isolés. Dans le second cas, le message oral reçu est partiellement compris. Il peut en découler, entre autres, des difficultés d’intégration scolaire et sociale avec un risque d’isolement.

Question 8- Les multi-dys, ça existe?

Oui le cumul de plusieurs dys est tout à fait possible. Dans 30 à 40% des cas, un enfant présente plusieurs de ces troubles, en même temps (avec une prédominance de l’un d’eux). A titre d’exemple, la dyslexie ou la dyscalculie sont fréquemment associées à la dyspraxie ou à un trouble de l’attention. De même dans 50 % des cas, la dysphasie est associée à un risque de dyslexie.

Question 9- Du repérage au diagnostic qu’en est-il?

Tel que l’évoque la Fédération ANAPE-Dys, les difficultés sont généralement repérées par la famille, l’école ou un professionnel de santé.
Dans un premier temps, ce sujet peut-être évoqué avec l’enseignant de l’enfant, pouvant ainsi mettre en relation avec le médecin scolaire, le psychologue scolaire, le RASED (Réseau d’Aides Spécialisées de l’École) en vue de faire un premier dépistage. Ces professionnels pourront initier une démarche diagnostique (est-ce un trouble spécifique ? ou autre origine possible : problème du vue, ouïe, maladie neurologique, …). Ce sujet peut également être évoqué avec le médecin traitant ou le pédiatre qui fera pratiquer un bilan orthophonique et éventuellement un bilan neuropsychologique psychométrique.

Le diagnostic permet de différencier un simple retard d’un trouble durable. Il nécessite la coordination de différents professionnels.
Le diagnostic est du ressort du domaine médical et paramédical coordonnée par le médecin traitant avec une évaluation médicale, une évaluation par un orthophoniste, un psychomotricien, un neuropsychologue… afin d’éliminer d’autres causes comme le déficit sensoriel, cognitif, psychique et social.
Il peut être fait auprès de professionnels libéraux ou parfois avec des structures médico-sociales (CAMPS, SESSAD…) des consultations hospitalières. Ainsi, en cas de suspicion d’une dyslexie, d’une dysorthographie, d’une dyscalculie, d’une dysphasie, consulter un(e) orthophoniste. En cas d’une dyspraxie, consulter un(e) psychomotricien(ne). En cas de dysgraphie un(e) graphothérapeute ou psychomotricien(ne). A cela il peut être important de solliciter un bilan orthoptique afin de vérifier la coordination visuelle.

Ces diagnostics invitent à favoriser la mise en place d’un projet d’accompagnement le plus adéquat possible et de restaurer et/ou de booster estime et confiance en soi, par une meilleure connaissance de soi et la reconnaissance de tous les potentiels. Troubles dys- et réussites sont tout à fait compatibles. Les dys- ont de nombreuses ressources qui n’attendent qu’à être reconnus et déployés! Je vous invite d’ailleurs à découvrir cet article de Zybra sur les troubles dys- et les célébrités.

https://zybra.fr/troubles-dys-et-celebrite/

Question 10- Du dépistage à l’accompagnement… Des pistes à explorer?

Il est dit que les troubles dys- que l’on décèle chez les enfants (ou plus tardivement chez les adultes) persistent à l’âge adulte. L’on apprend a les compenser en adoptant des stratégies de contournement. Toutefois, grâce à l’imagerie cérébrale, plusieurs études scientifiques ont montré que le cerveau, est plastique (c’est à dire capable de se réorganiser) et donc en mesure d’offrir de belles améliorations de nos performances après des protocoles de rééducation divers.

Il y a un point important à souligner: Les troubles de l’apprentissage ne se manifestent souvent que lorsque les enfants commencent à aller à l’école et à apprendre à lire et à compter, parfois à la maternelle, mais en général au début de l’école primaire. De plus en plus de neuroscientifiques pensent que l’on pourrait les détecter plus tôt, chez les tout-petits, afin de le corriger avant qu’ils ne deviennent handicapantes pour les apprentissages. Il s’agit d’un des axes de recherche de la neuroéducation, dont l’objectif est d’offrir de nouvelles méthodes pédagogiques pour préparer au mieux les touts-petits à la lecture, à l’écriture, à l’arithmétique et à la vie en collectivité, dès le début de leur vie et jusqu’aux premières classes de l’école élémentaire. Le cerveau est à ce moment le plus plastique, le plus apte à changer et donc à être corrigé si nécessaire, tel que l’indique Bénédicte Salthun-Lassalle.

En complément d’un travail réeducatif auprès de professionnels de santé, les outils de la psychopédagogie positive peuvent s’avérés clés tout comme un accompagnement en intégration des réflexes primitifs/archaïques.

Nous sommes très certainement aux balbutiement des découvertes. La science avance en tâtonnant donc précautions face aux diverses annonces prometteuses qui peuvent rapidement créer de la confusion en tant que parent ou enseignant. Toutefois, ouvrons nous aux pistes qui pourraient potentiellement apporter plus de confort et de facilités dans les apprentissages et surtout, favoriser le développement de l’estime et la confiance en soi, deux terreaux essentiels pour grandir et se développer pleinement non pour réussir dans la vie mais pour réussir sa vie.

Vous souhaitez en savoir plus sur la piste des réflexes primitifs/archaïques? Cette conférence pourrait vous intéresser!

Envie maintenant de tester vos connaissances sur les DYS?

Voici une QUIZZ réalisé par la Fédération Française des Dys (FFDys)

https://www.ffdys.com/wp-content/uploads/2018/07/FFDYS-QUIZZ-5000ex-RV-135g-A4-1pli.pdf

Découvrez également la brochure informative réalisée par la FFDys

https://www.ffdys.com/wp-content/uploads/2018/07/FF-des-DYS-3000ex-brochure-12P-170g-MAT-A5.pdf

NOUVELLE ADRESSE & RÉSERVATION EN LIGNE

Après les rendez-vous en visio, initiés durant cette période inédite que nous avons traversé et dont le format reste d’actualité, j’ai le plaisir de vous recevoir dès ce mois de juillet, au sein d’un cabinet médical à Levallois-Perret 

Vous y trouvez, un médecin-coach et hypnothérapeute le Docteur Charles-Henri CALLIES, deux médecins généralistes le Docteur Isabelle DE LA DEBUTRIE, le Docteur Jean-Baptiste DAGOUAT, une orthophoniste Charlotte Fingerhut, une ostéopathe Anaëlle LEVY et une psychologue Élise Pasquier. Pour réserver une consultation auprès d’eux direction le site de doctolib.

Pour ma part, c’est également avec plaisir que je vous informe que vous pouvez dès à présent prendre directement rendez-vous sur le site Internet de Créer des Possibles.

https://sylvieportas.fr/consultation/

Il est toujours possible de consulter à certaines dates dans les locaux de la Fabrique à Bonheurs (à Paris 17ème).

Les consultations se déroulent bien entendu dans le respect des mesures sanitaires actuelles (port de masque, aération de la salle, etc.).
Je vous invite à consulter ce document pour plus de détails. 

Au plaisir de vous accompagner à créer DES possibles, VOS possibles.



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COMMENT ACCOMPAGNER LA HAUTE-HYPER-ULTRA SENSIBILITÉ CHEZ MON ENFANT?

« Il reste de la peau sur la pomme, j’en veux plus! »

« Ça sent mauvais, je restes pas ici! »

« Mais pourquoi tu dis que maintenant tu détestes ce jeu et puis tu n’arrêtes pas de pleurer! Tu l’adorais, tu sais très bien attraper la balle. A la maison tu te débrouilles toujours super bien. Ce n’est pas parce que tu as fait tomber plusieurs fois la balle durant le match que tu va abandonner. Et arrête de dire que tu es nul! ».

« Il est bouleversé dès qu’il y a une situation qui lui semble injuste ou un conflit ».

 » A l’arrivée de sa petite sœur, mon fils semblait ravi et le clamait haut et fort. Toutefois, il a commencé a manifester un tas de peurs étranges ».

« Mon enfant perçois immédiatement si ce que l’on dit est en accord avec ce que l’on pense ou ce que l’on fait. La moindre incohérence, il la repère. Du coup pas toujours évident dans les relations et à l’école ».

« Un de mes enfants se fait repérer car il semble très effacé à l’école. Sans cesse on me demande s’il va bien, qu’il est « trop timide », « dans la lune ». Le second au contraire se fait remarquer car il réagit ou sur-réagit. On me dit qu’il est « trop » susceptible, trop de ceci et trop de cela. Le plus difficile pour moi, les jugements qu’on leur porte très rapidement et ces étiquettes qu’on leur colle. Alors oui, dans un cas comme dans l’autre ce n’est pas toujours simple, mais leurs réactions masquent des qualités incroyables, ne sont qu’une petite partie de qui ils sont. Si on prend le temps d’aller au delà du premier jugement… Sans compter que du coup en tant que parents nous sommes immédiatement jugés. Tu le surprotège trop, tu ne pose pas suffisamment de limites »…Je me retrouve du coup aussi à leur reprocher cette façon d’être!

Il n’y a pas qu’une seule manière de manifester son hypersensibilité ou son ultrasensibilité. Comme il existe plusieurs familles d’hypersensibilité chez l’enfant, celle-ci peut prendre différents aspects. Un enfant hautement sensible pourra par exemple être très en retrait, introverti, ou au contraire très démonstratif quant à ses émotions. En d’autres termes, il existe presque autant d’hypersensibilités que d’hypersensibles. D’autre part, Saverio Tomasella, dans son livre « J’aide mon enfant hypersensible à s’épanouir » précise que “l’ultrasensibilité est constitutive chez le tout-petit”. Elle concerne tous les nourrissons et tous les enfants jusqu’à 7 ans ou plus, alors qu’elle devient existentielle, ou “réactionnelle” après.

Alors, comment accompagner son enfant afin qu’il puisse grandir aux mieux, s’épanouir et faire de sa sensibilité une force?

Loin de moi l’idée de vous encourager à poser une étiquette « hypersensible » ou d’accepter tout comportement qui ne devrait pas l’être. En revanche, comprendre ce dont il s’agit, la façon dont cela peut se manifester chez votre enfant sera clé pour que vous puissiez identifier et l’inviter à identifier ses besoins. Le regard porté sur les situations rencontrées pourra également se transformer et vous permettre de créer des possibles avec votre enfant, de l’encourager à créer ses possibles avec bienveillance et responsabilité.

La haute sensibilité peut cristalliser des difficultés au quotidien, dans la vie de familiale et scolaire. Le parent peut se trouver confronté à un certain nombre de complications, se sentir submergé par des comportements qu’il ne comprend pas ou qui le dépasse.

Toutefois, tel que l’indique Elaine Aron, psychothérapeute, chercheuse en psychologie spécialisée sur ce sujet et auteur; ces enfants ne sont ni « trop sensibles », ni « trop timides », ni « trop intenses ». Comme l’évoque Saverio Tomasella, docteur en psychologie, pour déployer pleinement leurs fabuleux potentiels, ces enfants ont besoin d’être accueillis, appréciés, reconnus, valorisés, encouragés et que leurs besoins spécifiques, notamment de calme et de repos, soient reconnus et respectés.

Et vous parents, vous avez également besoin pour déployer pleinement vos fabuleux potentiels de parent d’enfant hautement sensible, d’être accueillis, appréciés, reconnus, valorisés, encouragés et que vos besoins spécifiques soient reconnus et respectés.

Le livre d’Elaine Aron est un précieux guide pour les parents qui souhaitent avoir des clés de compréhension et d’accompagnement afin d’aider leur enfant à réguler la surstimulation, les émotions intenses, l’éventuelle timidité pour certains, le mieux vivre à l’école et en famille. En voici un aperçu:

Mon enfant est hautement sensible !

Je ne peux que vous inviter également à explorer la piste relative à l’intégration des réflexes archaïques/primitifs. Voici quelques articles dans lesquels j’en parle plus précisément.

Et si vous vous demandez si votre enfant présente une haute-hyper-ultra sensibilité, voici un questionnaire qui a été proposé par Elaine Aron. Précisons qu’aucun test psychologique n’est suffisamment fiable pour définir une personne dans toute son unicité, complexité, subtilité, ni même pour justifier à lui seul des choix éducatifs.

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21 MANIFESTATIONS D’UNE SENSIBILITÉ ÉLEVÉE AU TRAVAIL ET 10 CLÉS POUR CRÉER DES POSSIBLES

21-MANIFESTATIONS-DUNE-SENSIBILITÉ-ÉLEVÉE

Une tendance au perfectionnisme? Un besoin de travailler au calme car le bruit vous épuise? Ou peut-être vous êtes vous adaptés à cela mais sentez bien que vous saturez facilement? Vous ressentez très rapidement et intensément les conflits entre collègues et au sein de l’équipe? La bienveillance, l’écoute sont pour vous des qualités professionnelles essentielles? Vos collègues ou votre manager vous a-t-il déjà dit que vous preniez les choses « trop à cœur »? Vous êtes extrêmement attentif aux détails? Et s’il s’agissait de la manifestation d’une hypersensibilité ou ultrasensibilité (qui combine sensibilité et empathie élevées)?

Si cela n’est pas déjà fait, découvrez ce précédent article avant d’explorer comment l’hypersensibilité peut se manifester dans la vie professionnelle.

Dans son livre « Ultrasensibles au travail », Saverio Tomasella, docteur en psychologie et auteur de nombreux ouvrages traite de la grande sensibilité dans l’environnement professionnel. Une sensibilité élevée peut prédisposer à subir de plein fouet un environnement professionnel fondé sur la performance et la compétition, engendrant conflits, brouillage des repères et perte de sens. Quelles sont toutes les caractéristiques relatives à ce trait de caractère pouvant vous concerner ou concerner un(e) de vos collègue? Comment faire de l’empathie surdéveloppée, du besoin d’engagement prononcé, de la forte créativité et de la révolte face aux injustices une force permettant l’épanouissement au travail?

En route pour découvrir les éclairages de l’auteur. Zoom sur les 21 caractéristiques qui peuvent se manifester sur la scène professionnelle et les 10 clés pour créer des possibles et faire de sa haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée.

21 caractéristiques qui peuvent se manifester sur la scène professionnelle

1- Perception subtile sur les personnes et sur les lieux.

2- Grande méticulosité, sens du détail, voire perfectionnisme.

3- Hyperesthésie (sensations intenses) et synesthésie (correspondances entre les différents sens).

4- Nombreuses variations au cours d’une journée, allant de l’excitation à l’épuisement.

5- Saturation du fait d’une trop grande stimulation (trop d’informations à la fois).

6- Fort impact des autres sur soi, impression de tout prendre « trop à coeur ».

7- Sentiment (souvent désagréable ou intriguant) d’un écart, d’un décalage, d’une différence fondamentale avec l’entourage.

8- Fatigue, voire souffrance dès que quelque chose touche.

9- Difficultés à s’endormir, sommeil peu réparateur, les pensées se bousculent.

10- Déstabilisation facile et fréquente, perte de confiance, découragement.

11- Peur du jugement des autres, peur de ses propres réactions, d’être débordé par ses émotions.

12- Sentiment de vivre sur une planète différente.

13- Être régulièrement affecté par l’absence d’attention, d’écoute, de reconnaissance, de tact, etc.

14- Forte empathie et grande sensibilité à l’injustice.

15- Impression d’être en permanence en train de survivre plutôt que de vivre.

16- Désir de vivre dans un monde idéal, sans heurts, sans violence, sans conflit.

17- Crainte de s’impliquer dans une relation du fait d’une grande spontanéité.

18- Tendance à se donner entièrement.

19- Enthousiasme, porosité à l’autre, affectivité très développée.

20- Difficulté à faire le tri entre ce qui est personnel et ce qui professionnel.

21- Désillusions et déceptions, avec un risque de repli durable ou d’isolement.

Une première étape consistera pour chacun à repérer plus clairement ce qui le met tellement à mal dans l’exercice de son métier, au sein de son équipe et/ou de son entreprise.

10 clés pour créer des possibles et faire de sa haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée

Pour aller plus loin, je vous recommande la lecture du livre qui invite a explorer chaque point, qui offre théorie et témoignages.

Ultrasensibles au travail: Le guide de survie pour affirmer sa sensibilité au bureau, avec son chef, ses collègues par [Saverio Tomasella]

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9 QUESTIONS QUE VOUS POURRIEZ VOUS POSER SUR L’HYPERSENSIBILITÉ

9 QUESTIONS QUE VOUS POURRIEZ VOUS POSER SUR L’HYPERSENSIBILITÉ

On la nomme Hyper, Ultra ou Haute Sensibilité. On la définit souvent comme une sensibilité « exagérée » ou « extrême ». Son contraire étant l’apathie ou l’insensibilité.

L’être humain n’est il pas de fait un être sensible? L’enfant ne naît-il pas déjà sensible voir, hautement sensible? Où mettre le curseur entre sensibilité et HYPER sensibilité? Il y a t’il une seule façon de manifester cette caractéristique? Quels impacts dans la vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle? Quels besoins plus spécifiques peuvent apparaître?

Zoom sur la Haute-Hyper-Ultra Sensibilité  à partir des 9 questions qui sont le plus fréquemment posées!

Question 1- L’hypersensibilité est-elle une maladie, un désordre psychique?

L’hypersensibilité est un trait de caractère exprimant une sensibilité plus élevée que la moyenne. L’hypersensibilité n’est ni une anomalie, ni une maladie, ni un désordre psychique. Il s’agit d’un tempérament, d’une façon d’être au monde. Elle ne relève pas de la psychiatrie. Tous les auteurs sont d’accord sur ce point. Il n’est pas nécessaire de la « soigner », de la « normaliser », de la « gérer » ou de s’en débarrasser.

Question 2- Qui est concerné par l’hypersensibilité?

30 % de la population est hautement sensible (PHS), soit une personne sur 3. Il existe autant d’hommes que de femmes hypersensibles. La seule différence est culturelle, elle concerne la façon de considérer et d’exprimer sa sensibilité. Tous les enfants naissent extrêmement sensibles. Leur « cerveau rationnel » se développe progressivement jusqu’à l’âge adulte, alors que leur « cerveau émotionnel » est opérationnel dès la naissance.

Question 3- Quelles sont les causes de l’hypersensibilité? Est-ce héréditaire ou cela se développe t’il durant l’enfance?

Aujourd’hui les chercheurs spécialisés sur ces questions de l’hypersensibilité évoquent la possibilité que cela soit d’origine génétique et/ou liée à l’environnement, c’est à dire liée à l’histoire de la personne depuis sa période de vie intra-utérine, à son histoire familiale sur plusieurs générations. Il est difficile de déterminer si cette sensibilité est le fruit de l’hérédité ou de l’environnement. Toutefois, en tant que consultante en intégration des réflexes archaïques/primitifs, je suis amenée a observer l’impact qu’ont certains réflexes archaïques/primitifs non intégrés, générant hyperesthésies (forte sensibilité sensorielle) et ultrasensibilité dès le plus jeune âge. Mais en quelques mots, que sont les réflexes archaïques/primitifs? Il s’agit de mouvements involontaires que l’on observe chez le nouveau-né en réponse à des stimuli spécifiques. Après leur apparition, chacun de ces réflexes a une phase d’activation plus ou moins longue, puis d’intégration. Nos réflexes forment ainsi les fondements du développement cérébral, des schèmes moteurs, de la posture, de l’épanouissement émotionnel, cognitif et de l’accès aux apprentissages. Ils sont développés pour la plupart in utero. Ils ont un impact sur le développement de l’être qui est plus ou moins soutenant selon les circonstances de la grossesse, de l’accouchement, ou des premières semaines de vie. Je vois donc en cela une piste d’accompagnement vraiment intéressante, non pas pour « soigner », « normaliser », « gérer » ou se « débarrasser » de quelque chose qui pourrait être perçu comme un problème mais pour faire de cette haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée.

Question 4- Quelles sont les caractéristiques présentes chez un enfant ou un adulte hypersensible?

Les 5 caractéristiques  suivantes sont identifiables dans la Haute Sensibilité

  • Profondeur dans le traitement des informations: Analyse et confrontation de chaque information avec ses propres expériences, détection des subtilités et des nuances, sens de la précision.

  • Forte sensibilité sensorielle nommée hyperesthésie: Gênes relatives à la lumière, aux bruits, aux odeurs, aux étiquettes qui grattent,à certains mouvements, rythmes et vibrations,…

  • Forte sensibilité émotionnelle, qui se traduit de 2 façons, par des émotions très variées et intenses et par une grande empathie.

  • Intuition et créativité

  • Sensibilité avantageuse: Les PHS profitent beaucoup plus que la moyenne des bons moments de vie, des bons conseils, des encouragements. Personnes enthousiastes.

Question 5- Etre hypersensible est ce être introverti(e)?

Elaine N. Aron , psychothérapeute et chercheuse américaine en psychologie, reconnue à l’international pour ses travaux sur l’hypersensibilité indique que parmi les personnes hautement sensibles, 70 % sont introverties et seulement 30 % sont extraverties. D’autre part, qui dit hypersensible introverti(e) ne signifie pas « sensiblerie », « timidité ». Comme l’indique Charlotte Wils dans un article sur ce sujet, l’introversion est un mode de protection naturel, une nature, qui va permettre de tenir à distance les différents stimuli qui pourraient venir troubler le système nerveux, bousculer l’équilibre émotionnel. A contrario, pour l’hypersensible extraverti, l’extraversion jouera rôle de rempart, sera comme une façade qui masquera la sensibilité de l’enfant (ou l’adulte) hypersensible et laissera croire qu’il n’y a pas de précautions particulières à prendre, d’attention à avoir, de soin à prendre.

Question 6- Le cerveau des personnes dites hautement sensibles est-il différent?

Le cerveau des PHS n’est pas différent. Les différences que l’on observe concernent l’activation plus nette de certaines zones cérébrales chez les personnes hautement sensibles, comme l’insula, qui est le centre de la conscience de soi. De même, les centres de la douleur et les neurones miroirs montrent une activation plus intense, ce qui est une confirmation (non une cause) de la plus grande sensibilité à la douleur et d’une empathie plus développée.  D’après la neuroscientifique Bianca Acevedo, différentes zones du cerveau s’activent en même temps car les ultrasensibles travaillent de façon approfondie, ce qui peut d’ailleurs induire une angoisse ou une forte émotion. D’après Elke Van Hoof, le cerveau des personnes hautement sensibles est plus stimulé que celui des autres personnes, du fait d’une pensée associative, de l’attention soutenue portée aux détails, de leur créativité et de leur sollicitude.  Les dernières recherches sur le cerveau montreraient que le thalamus des hypersensibles fonctionne moins. La fonction première du thalamus est de faire un choix quant aux informations auxquelles nous prêtons attention, or, pour un grand sensible, ces informations restent trop détaillées et nombreuses, donc peu filtrées. 

Question 7- Existe t’il des tests et si oui quels éventuels intérêts à se (re)connaître ou reconnaître son enfant hautement sensible?

Elaine Aron, a mis au point des questionnaires pour permettre de repérer une éventuelle haute sensibilité chez les enfants et chez les adultes. Ces questionnaires à la disposition de tous apportent des indications, des précisions. Toutefois, comme l’indique clairement Elaine Aron, notamment pour le questionnaire relatif aux enfants, aucun test psychologique n’est suffisamment fiable pour justifier à lui seul des choix d’éducation. En effet, l’observation deviendra un outil probablement clé pour se (re)connaître ou reconnaître son enfant hautement sensible. Vous pouvez déjà prendre appui sur les cinq caractéristiques citées ci-dessus car elles apportent déjà des indications. Elaine Aron parle des quatre premières caractéristiques en indiquant que si les quatre ne sont pas constatés, il ne s’agit probablement pas de ce trait de caractère. Saverio Tomasella, psychanalyste, docteur en psychopathologie, chercheur français et auteur de nombreux livres sur l’hypersensibilité ajoute la cinquième  caractéristique sur la « sensibilité avantageuse ». Dans le cadre de mes accompagnements, je prends essentiellement appui sur ces caractéristiques ainsi que sur les tests réflexes.

Question 8- Il y a t’il un lien entre hypersensibilité et précocité? Entre hypersensibilité et trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité? Entre hypersensibilité, autisme et syndrome d’Asperger?

Oui, nous pouvons retrouver certaines ou toutes les caractéristiques de l’hypersensibilité chez les personnes dites à haut potentiel, avec TDA ou TDAH, autisme ou syndrome d’Asperger. Toutefois, précisons… Pour ce qui est du haut potentiel, des hauts potentiels peuvent ne pas être hypersensibles et des hypersensibles ne pas être hauts potentiels. Concernant le TDA/TDAH, de prime abord il y a des similitudes , si bien que certains professionnels pensent que des personnes hautement sensibles souffrent en fait d’un TDA non diagnotisqué. Elain Aron indique qu’il est possible de cumuler sensibilité et TDA mais qu’il ne s’agit pas de la même chose, à certains égards, ils sont même contradictoires. Quant à l’autisme et au syndrome d’Asperger, le seul lien qui pourrait se faire avec l’hypersensibilité serait lié à la forte sensibilité aux informations sensorielles soit aux hyperesthésies. Je ferais pour ma part également un lien entre hypersensibilité et réflexes archaïques actifs tel qu’indiqué plus haut.

Question 9- Quelles difficultés peuvent être rencontrées? Existe t’il des moyens efficaces pour apprivoiser la haute-hyper-ultra sensibilité? 

Je dirais de façon assez générale que les enfants et adultes concernés rencontrent les « défis », les besoins suivants:

  • Re)connaître et accepter toutes les facettes de ce tempérament.

  • Se mettre en mouvement pour lever les éventuels blocages cognitifs, émotionnels et corporels.

  • Identifier ses ressources, ses talents et déployer ses potentiels.

  • Se relier à ses émotions et prendre en charge ses besoins de telle façon à adapter ses choix (de relations, d’environnement, …)

  • Cultiver l’estime et la confiance en soi

  • Apprivoiser son stress, son hyperstimulation (charge mentale), son hyperesthésie, les émotions intenses et la trop forte empathie (charge affective).

Bien évidemment, chaque point mérite un article plus approfondis et plus précis, adapté aux réalités des enfants et des adultes. A noter qu’il n’existe pas un seul type uniforme d’enfants et d’adultes hypersensibles et que les « défis », besoins notés ci-dessus pourraient concerner l’individu au sens large.

Quant aux moyens, les approches tête-corps-cœur, approches intégratives, peuvent s’avérer efficaces. J’invite chacun à explorer celles qui inviteront à faire de sa haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée, pour créer des possibles dans sa vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle.

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QUELS LIENS ENTRE RÉFLEXES, CERVEAU ET MOUVEMENTS ?

QUELS LIENS ENTRE RÉFLEXES, CERVEAU ET MOUVEMENTS ?

IL ÉTAIT UNE FOIS… DES RÉFLEXES ARCHAÏQUES/PRIMITIFS

Les réflexes primitifs, développés pour la plupart in utero ont un impact sur le développement de l’être qui est plus ou moins soutenant selon les circonstances de la grossesse, de l’accouchement, ou des premières semaines de vie.

Les réflexes primitifs sont des mouvements involontaires que l’on observe chez le nouveau-né en réponse à des stimuli spécifiques. Après leur apparition, chacun de ces réflexes a une phase d’activation plus ou moins longue, puis d’intégration.

Nos réflexes forment ainsi les fondements du développement cérébral, des schèmes moteurs, de la posture, de l’épanouissement émotionnel, cognitif et de l’accès aux apprentissages.

Dès les premières semaines de vie intra-utérine, grâce à l’émergence et la maturation programmée des réflexes primitifs, le système nerveux se développe depuis les zones les plus profondes jusqu’au cortex préfrontal pour permettre de la coordination de nos actions avec nos émotions et nos pensées.

RÉFLEXES ET CERVEAU

RÉFLEXES ARCHAÏQUES, CERVEAU ET MOUVEMENTS

Que se passe t’il lorsque la programmation naturelle des réflexes est entravée?

Nous pourrions constater des conséquences visibles à différents niveaux : des difficultés d’apprentissage, d’attention, des déséquilibres posturaux, de fortes réactions sensorielles, des difficultés relationnelles, d’estime et de confiance en soi. Ainsi, nous pourrions dire que les personnes qui rencontrent ce type de difficultés présentent très probablement des réflexes primitifs incorrectement développés ou intégrés.

Peut-on y remédier?

Oui, tout ne se joue pas avant 3 ans! En ayant connaissance de ce que sont les réflexes, il est bien évidemment possible d’agir en prévention. Puis, si la personne le souhaite, il est ensuite possible d’agir tout au long de la vie. Des professionnels de l’éducation et de la santé ont mis au point des programmes de remédiation reproduisant les mouvements rythmiques qui s’inspirent des schèmes moteurs stéréotypés de la période intra-utérine ou des premières semaines de vie, ainsi que des pressions isométriques douces pour ré-informer le système nerveux central. Des techniques de libération émotionnelle et de renforcement énergétique peuvent également être mobilisés. Cette approche, complémentaire à d’autres, vise à libérer les personnes de programmes de compensation mis en place dès la naissance.

Vous souhaitez en savoir plus?

J’accompagne l’intégration des réflexes primitifs, chez les enfants et adultes, dès le plus jeune âge et à tout âge dès lors que certains blocages viennent entraver le déploiement de leurs potentiels et la création de possibles dans leur vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle. J’accompagne également avec d’autres outils issus de la psychopédagogie positive, du coaching, de la relation d’aide et du développement des compétences. Cette démarche s’inscrit dans une démarche éducative, non thérapeutique.

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Le cerveau: Développement, fonctions et conseils

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Même si notre cerveau n’est guère plus gros que nos deux poings réunis, il est néanmoins constitué de vastes territoires habités par des milliards de neurones et de cellules gliales, alimentés par environ 160 000 km de vaisseau sanguin. Aujourd’hui les neurosciences et la psychologie nous apportent de nombreux éclairages.

Dans son dernier livre, Pascale Toscani livre aux parents ou toute autre personne s’intéressant au fonctionnement du cerveau, des explications et clés pour aider enfants et adolescents à s’épanouir à leur rythme.

Le premier article ci-dessous, présente l’esprit de ce livre, le positionnement de l’auteur et déjà quelques messages qui peuvent faire sens.

Le second article qui a suivi, passe en revue, quant à lui, dix neuromythes et/ou croyances erronées sur le cerveau.

Ce dernier, à travers cette scketchnote imparfaite , vise à donner une vue d’ensemble des riches sujets et informations que vous pourrez trouver dans ce livre.

Pour conclure, les enfants ont un avenir imprévisible mais pour évoluer, ils doivent être assurés que leur entourage croit en leur évolution de manière inconditionnelle. Les données à notre disposition sur le fonctionnement du cerveau, les approches neuroscientifiques et psychologiques du développement nous apportent des éléments précieux. Toutefois, rappelons nous que l’enfant n’est pas son cerveau, l’enfant « est » parce qu’il entre en relation, parce qu’il perçoit, comprend et transforme son environnement. En équilibre sur un fil, l’enfant pourra perdre l’équilibre, tomber peut-être, mais vous lui aurez appris à recommencer, à prendre de nouveaux appuis pour finalement savoir tenir debout. Laissons le prendre sa vie à bras le corps et faisons lui confiance, toujours!

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Créer des possibles…

Prendre la responsabilité de sa vie, de ses choix, de ses actes,…

Accueillir ses fragilités, les imperfections, les incertitudes, les situations et émotions agréables et désagréables, confortables et inconfortables,…

Découvrir ses forces et ressources,…

Déployer ses potentiels pour son propre développement et pour contribuer au développement de son environnement et de la société

Avancer pas à pas, se confronter à la frustration, à des obstacles, à des croyances limitantes, à des peurs,…

Se lancer, essayer, faire des erreurs, réussir …

Apprendre, apprendre, apprendre à tout âge et en toute situation…

Ressentir pas à pas la gratitude des petites et grandes choses vécues jour après jour…

Faire confiance et se faire confiance…

Créer des possibles, c’est possible !

Créer des possibles dans sa vie, dans sa vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle, c’est se mettre en mouvement et déployer ses potentiels dès son plus jeune âge et à tout âge.

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10 neuromythes et ou 10 croyances erronées sur le cerveau

10 neuromythes et ou 10 croyances erronées sur le cerveau

Chacun de nous traduit une information entendue à partir de ses connaissances antérieures et en fonction de sa culture. Chacun de nous le reconstruit et l’interprète en fonction de ce que « décode » son cerveau, de manière individuelle et/ou collective. Moins notre cerveau dispose de connaissances, plus il émet des hypothèses aléatoires sur le sens du message entendu. C’est dans une perspective de clarification que Pascale Toscani dans son livre « Comprendre le cerveau de son enfant » fait zoom sur 10 neuromythes pour nous inviter à porter un regard critique, d’une part sur ce que la société considère à tort comme des évidences et, d’autre part, sur les catégories dans lesquelles nous pouvons être amenés à enfermer les enfants, par souci de cohérence.

1- TOUT SE JOUE AVANT 6 ANS

Faux! Rien ne se joue avant 6 ans, mais très certainement, tout se joue avant 100 ans! A 3 mois, le cerveau a atteint la moitié de la taille du cerveau de l’adulte. A 6 ans, son volume est proche du cerveau adulte. Toutefois, rien n’est joué. Il faut presque trois décennies pour que le cerveau soit mature dans son développement et l’aventure ne s’arrête pas là. Il va continuer à se modifier au fil des apprentissages. Nous allons connecter des neurones tout au long de la vie et même en créer de nouveaux. Cependant, ce que l’enfant encode comme information dans son enfance aura de l’influence sur ce qu’il pense de lui-même et de son avenir, ainsi que sur son comportement cognitif. Les enfants ont une capacité illimitée d’apprentissage.

2- L’ENFANT NE SERA PAS STIMULE SI ON NE LUI PROPOSE PAS DES ACTIVITÉS VARIÉES

Faux! Un enfant est naturellement curieux. Son cerveau est programmé pour apprendre, mais il ne le sait pas encore. Depuis sa naissance il ne cesse de découvrir le monde dans lequel il grandit. Il décode de manière non consciente les informations qui sont à sa disposition pour tenter de leur donner du sens. Lorsque, pour la première fois, il utilise le mot « pourquoi », il prouve qu’il est capable de demander des explications supplémentaires que son cerveau ne peut lui fournir. Il est important de développer chez les enfants l’habitude de questionner: Pour comprendre le monde et pour le mettre en mots qu’il pourra partager avec d’autres. C’est ce que l’on peut considérer comme la vraie stimulation. « Et toi, qu’en penses-tu? » Une question clé! Stimuler son enfant, c’est faire en sorte qu’il ne soit jamais vraiment tout à fait satisfait de notre réponse pour qu’il ait envie de poursuivre ses investigations cognitives. La question est un puissant facteur de motivation! Nul besoin de multiplier des activités extrascolaires pour être stimulé. La stimulation se joue à travers toutes les formes de relations au monde. Des ingrédients favorables? Offrir à l’enfant la possibilité de tisser des liens avec des environnements variés, se confronter à des points de vue différents, le mettre en appétit intellectuel, le rendre curieux, lui faire prendre conscience de son corps, de la marche, le vélo…

3- UN ENFANT NE DOIT JAMAIS S’ENNUYER

Faux! Trop d’activités viennent annihiler le bienfait de la diversité des activités. On passe de quelque sorte de l’arrosage à l’inondation. Lorsque le cerveau est au repos, il se met en « réseau du mode par défaut ». Les enfants ont besoin d’activer ce réseau. Il est important qu’ils « s’ennuient », qu’ils rêvent de tout et de rien, qu’ils se promènent dans le temps: leur passé, leur présent et leur futur. L’enfant (tout comme l’adulte d’ailleurs), a autant besoin d’être stimulé que d’être confronté à lui-même. C’est une question d’équilibre entre son intérêt pour le monde extérieur et le développement de son intériorité. Il sera important de veiller à limiter le temps passé devant les écrans.

4- IL EXISTE DES PROFILS D’APPRENTISSAGE SPÉCIFIQUES

Faux! Le cerveau se développe en fonction des environnements auxquels il est exposé. d’un cerveau généraliste, l’enfant va petit à petite développer un cerveau expert. Expert de sa langue ou de ses langues, mais aussi expert de sa culture, de son environnement. Apprendre c’est donc connecter des neurones, mais aussi supprimer les connexions possibles. Les enfants naissent avec des prédispositions qu’il ne faut pas transformer en profils d’apprentissage. Poser sur eux les étiquettes de visuel, d’auditif ou de kinesthésique fait courir le risque de les enfermer dans des représentations auxquelles ils se conformeront. Le traitement neurologique d’une information est complexe. Il implique plusieurs fonctions cognitives qui interagissent entre, elles tandis qu’entrent en jeu les émotions, la motivation, la confiance en soi, etc. L’apprentissage est multimodal, il est donc important de mettre la disposition de l’enfant des supports variés qui activent tous les sens: visuels, auditifs, tactiles, olfactifs, gustatifs, mais par dessus tout, des supports qui activent sa curiosité.

5-FAIRE FAIRE DE LA MUSIQUE A SON ENFANT LE RENDRA PLUS INTELLIGENT

Faux! Toute activité, qu’elle soit musicale, sportive, artistique ou cérébrale, surtout si elle perdure dans le temps, créera des réseaux de neurones spécialisés. L’activité musicale, comme toute les activités, va participer à l’évolution et au développement du cerveau. Toutefois aucune preuve scientifique ne vient confirmer qu’elle rendrait un enfant plus intelligent.

6- APPRENDRE UNE DEUXIÈME LANGUE TROP TÔT NUIT A L’APPRENTISSAGE DE LA PREMIÈRE LANGUE

Faux! Le cerveau n’est pas structuré pour n’apprendre qu’une seule langue. A sa naissance, le cerveau du nourrisson est capable de traiter les phonèmes de toutes les langues: c’est son environnement qui le conduira à intégrer les phonèmes et les structures grammaticales de sa langue ou de ses langues, aux dépens des autres langues. Donc, pas d’impact négatif sur sa langue première. Cet apprentissage pourrait même consolider sa langue première et enrichir sa plasticité cérébrale. On a longtemps cru qu’apprendre deux langues à la naissance entraînait des troubles du langage. Il n’en est rien. Plus l’enfant apprend tôt une langue seconde, plus il a de chances d’en conserver les phonèmes en mémoire.

7- LORSQUE LES ÉTAPES D’UN APPRENTISSAGE SONT DÉPASSÉES, LE RETARD NE PEUT PAS SE RATTRAPER.

Faux! Nos systèmes scolaires invitent à faire apprendre la même chose, au même moment, de la même façon. Tout le monde sur la même ligne de départ et tout le monde en même temps sur la ligne d’arrivée. Certes ceci vise à répondre à un besoin fonctionnel (conduire et orienter les apprentissages cognitifs de tous les enfants). Toutefois, aucun cerveau ne suit la même courbe de développement. Apprendre est un processus neurologique qui ne s’arrête jamais. Il n’y a pas de périodes critiques au delà desquelles plus rien ne serait possible. Il y a simplement des fenêtres d’opportunité durant lesquelles l’apprentissage est facilité. Des enfants pour lesquels plus rien ne semblait possible, ou pour lesquels les choses se présentaient de manière bien compromise ont trouvé des ressources pour repartir, pour réussir le reste de leur parcours d’études.

8- TRÈS TÔT, LES ENFANTS SONT DÉTERMINÉS PAR LEUR PERSONNALITÉ

Faux! Penser que les enfants sont déterminés par leur personnalité à la naissance revient à penser que tout est joué et même bien avant 6 ans. Le regard que l’on porte sur un enfant a une influence sur son développement cognitif et psychologique. Les enfants ont besoin de ce regard pour comprendre qui ils sont, pour construire tous les jours leur identité. Mais ils ne peuvent pas discerner ce qui relève de la projection parentale, ou de leur entourage, de ce qui révèle de leur propre personnalité. Que ces projections soient négatives ou positives, elles seront intériorisées de la même manière et auront autant d’influence sur lui. A la question de savoir si l’inné est plus important que l’acquis dans la construction d’une personnalité, une réponse ambiguë: les deux sans doute! L’enfant passe beaucoup de temps à chercher qui il est à travers les différents regards portés sur lui, l’adolescent et l’adulte passent souvent beaucoup de temps à s’en détacher… Cet itinéraire nous permet de savoir qu’il est important d’aider son enfant à comprendre qu’il dispose de toute sa vie pour se découvrir et qu’il ne doit jamais s’enfermer dans les regards qu’on a portés sur lui.

9- IL EXISTE UN CERVEAU FÉMININ ET UN CERVEAU MASCULIN

Faux! Les recherches en cours montrent qu’il y a autant de différences entre un cerveau féminin et un cerveau masculin qu’il y a de différences entre deux cerveaux d’hommes ou deux cerveaux de femmes, surtout si les personnes vivent sous des latitudes différentes et connaissent des conditions de vie qui n’ont rien de comparable. Les cerveaux s’adaptent à l’environnement. Les garçons ne sont pas meilleurs en maths et les filles ne gèrent pas mieux le langage, mais les stéréotypes sur le genre du cerveau provoquent des comportements chez les adultes qui modèlent ceux des enfants.

10- L’UN DES DEUX HÉMISPHÈRES DOMINE L’AUTRE (CERVEAU GAUCHE OU CERVEAU DROIT)

Faux! Nous savons aujourd’hui, à partir des découvertes sur les réseaux de neurones, qu’il n’y a pas de prédominances hémisphériques dans le traitement des informations, ni de personnalité hémisphérique. Les hémisphères reçoivent des informations venant du côté opposé du reste du corps, mais ces informations sont ensuite distribuées dans chacun d’entre eux à travers des chemins neuronaux d’une grande complexité. On utilise le terme d’asymétrie cérébrale pour décrire le fait que les régions du cerveau qui sont impliquées dans le traitement de l’information réalisent des choses différentes selon qu’elles se trouvent dans l’hémisphère droit ou gauche. L’information peut requérir un des hémisphères ou les deux, le cerveau est un modèle de coopération!

En ce début de siècle déjà bien engagé, nous quittons à petits pas l’idée du déterminisme cognitif et de la fixité de l’intelligence pour cheminer vers la plasticité cérébrale et la capacité d’une personne à se transformer tout au long de la vie. Il est donc important d’aider son enfant à comprendre que ce qu’il ne sait pas encore faire dépend davantage du temps et de l’effort qu’il va y consacrer que de sa personnalité ou de son intelligence. La vie est une suite d’expériences qui modifieront l’architecture de son cerveau au fil du temps. Rien n’est jamais joué…

Et pour poursuivre ce voyage, un dernier article…

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