LE TDAH, C’EST QUOI? LE TDAH EN BANDE DESSINEE

Qu’est ce le TDAH? comment cela se traduit-il? TDAH, pas TDAH, comment le savoir? Pourquoi le savoir et que faire? Pour explorer ces questions, découvrez la BD réalisée par Linda Orazza, une autre façon de parler sérieusement de ce sujet.

https://tdahbe.files.wordpress.com/2016/10/bd-tdah.pdf

D’autres questions sur le TDAH ou du moins sur des manifestations similaires? Découvrez les replay des deux conférences co-animées avec Bérangère Mainguy de Zybra , accessibles jusqu’au 31 janvier 2021. Nous y parlons trouble de l’attention, bougeotte/hyperactivité, lien avec nos réflexes, pistes psychocorporelles et psychopédagogiques pour faciliter quotidien et scolarité.

https://www.billetweb.fr/replay-conference-tda
https://www.billetweb.fr/replay-bougeotte-hyperactivite-piste-des-reflexes

APPRENTISSAGE & DEVELOPPEMENT, UNE SYNERGIE TÊTE-CORPS-COEUR?

Aujourd’hui, focus sur le CORPS, le corps qui peut être un réel allié tant dans les apprentissages que dans notre développement moteur, cognitif, affectif et social.

Lorsque l’on prend le temps d’observer un bébé que pouvons nous constater?

Qu’il va passer la plus grande partie de son temps à explorer le monde, à apprendre et à développer ses capacités motrices, cognitives et sociales grâce au mouvement, à partir de son corps. Pour cela il va être aidé dès ses premiers instants et premières années de vie par le programme de mouvements involontaires que sont ses réflexes primitifs. Je ne cesse de m’émerveiller de cet incroyable potentiel infini déployé par l’humain et des enseignements incroyables que bébés et enfants nous transmettent innocemment et modestement.

Pour explorer plus précisément ce sujet, je vous laisse découvrir si ce n’est déjà fait, les articles portant spécifiquement sur les réflexes.

Bien évidemment, même si cet article se veux mettre à l’honneur l’intelligence du corps et la synergie tête, corps, coeur, je tiens à préciser que la relation (avec la/les figures d’attachement tout d’abord puis l’ensemble des relations qui vont se créer), va jouer aussi un rôle précieux tant dans les premières explorations, apprentissages et développements que dans celles et ceux à venir.

Revenons au corps et à ses incroyables talents! Nous pouvons constater que le rapport au corps, le rapport à l’intelligence n’a cessé d’évoluer dans nos sociétés notamment dans notre société occidentale. Nous commençons a peine à réintégrer une vision « holistique », « intégrative » de l’humain tant dans le domaine de la santé, que dans le domaine éducatif. Il y a de nombreuses choses à évoquer à ce sujet! C’est pour cela que je vous invite a aller explorer le « Cerveau & Psycho » qui consacre un dossier complet sur ce thème « Quand le corps stimule la pensée ».

https://www.cerveauetpsycho.fr/tags/corpshttps://www.cerveauetpsycho.fr/tags/corps

L’accompagnement des enfants, jeunes et adultes rencontrant notamment des difficultés d’apprentissage, de développement, de comportement m’a amené a me questionner plus amplement sur la place du corps et de ses interactions avec le cerveau et la sphère émotionnelle. Un immense champ des possibles est ouvert!

Je terminerais donc sur cet extrait d’un article de Françoise Lotstra dans les « cahiers de psychologie clinique » qui indique que le corps à l’insu de la conscience ne cesse de résoudre des situations complexes, qu’il possède ses signaux, ses systèmes d’information et de commande. « Parfois, il ouvre la voie à une possible transmission de l’indicible, l’inimaginable, l’incompréhensible, le non-symbolisable. Le corps a ses mémoires. Dès lors qu’on accepte qu’il n’y a pas de différence entre le corps et l’esprit, qu’il n’y a pas de pensée sans corps ni de corps sans pensée, une réflexion devient possible sur l’intelligence des corps. »

Et pour vous accompagner:

ACTIF…HYPERACTIF?

« Elle bouge tout le temps, sur sa chaise! Au moment du repas, si elle peut se lever 10 fois, elle le fait. Le temps du repas se termine régulièrement en conflit. En plus de cela elle ne supporte pas les étiquettes des vêtements, ni les vêtements serrés. Dans le quotidien s’habiller peut vite déclencher des crises. C’est épuisant! »

« En classe il gigote tout le temps sur sa chaise ce qui gêne les camarades. J’avoue que cela m’agace également. Et quant il ne gigote pas, il est en mode avachi! Je vois bien qu’il a des difficultés de concentration et de mémorisation. J’aimerai bien l’aider mais lorsqu’ils sont 25 élèves, autant dire que c’est compliqué ».

« Il a des problèmes d’énurésie. Comment l’aider? Je vois bien qu’il a honte et perd confiance en lui. Nous avons fait tous les examens nécessaires et aucun problème fonctionnnel. Nous avons aussi entrepris un suivi psychologique. Il y a eu du mieux mais cette problématique perdure… »

« J’ai peur pour sa scolarité. Il s’en sort plutôt bien dans les apprentissages mais régulièrement il à des mots dans son carnet à cause de son comportement agité tant en classe que dans la cours de récré. Pourtant il est foncièrement gentil, créatif et a envie de bien faire! C’est dur de voir qu’on lui colle des étiquettes si jeune. Sans compter les jugements des uns et des autres sur notre façon d’éduquer. Plus on lui dit des choses négatives sur lui, plus j’ai l’impression que lui même y croit et se comporte de plus en plus mal. Et puis j’appréhende même le moment ou je vais le chercher à l’école. Presque tous les jours j’ai le droit à un retour négatif! Franchement j’ai peur, parfois honte, parfois ça me met en colère ».

« Je sais que je bouge tout le temps mais je peux pas m’arrêter! »

« On dirait qu’il est monté sur ressort, il ne tient pas en place, se tortille dans tous les sens, tombe de sa chaise, se lève et se rassoit sans cesse, grimpe/court/saute à des moments inopportuns, parle trop, fait des gestes avant même de réfléchir. On vient de lui diagnostiquer un TDAH. Je ne sais pas si ça nous soulage ou pas de savoir cela. Je me dis que ça va nous aider dans l’échange avec l’école. »

Ces retours que me font enfants, parents, professionnels de la petite enfance, enseignants sont réguliers. Peut-être même les entendez-vous dans votre entourage ou les comprenez très bien car vous vivez certaines de ces situations au quotidien.

Alors… tout simplement actif? Hyperactif? Peut on vraiment parler d’excès de mouvement, d’impossibilité de demeurer immobile et même d’hyperactivité? Quelle place le mouvement peut-il avoir sur le développement moteur, affectif et cognitif? La piste des réflexes primitifs serait elle une piste à explorer tant pour porter un regard différent sur les difficultés rencontrées que pour retrouver apaisement, confort, améliorations et ainsi créer des possibles dans sa vie familiale, sociale, scolaire et même professionnelle si cette question vous touche notamment en tant qu’adulte?

Nous tenterons d’apporter quelques réponses avec Bérangère Mainguy de Zybra lors de la dernière conférence en ligne du « Cycle Apprentissage et pistes des réflexes archaïques » portant sur la « Bougeotte/L’hyperactivité ». Celle-ci affichant déjà complet, vous pouvez si vous le souhaitez vous inscrire au REPLAY qui sera accessible dès le 7 décembre 2020 et ceci jusqu’au 31 janvier 2021.

https://www.billetweb.fr/replay-bougeotte-hyperactivite-piste-des-reflexes

Et pour vous accompagner:

LE TDA AVEC OU SANS H EN 11 QUESTIONS!

Un crayon qui tombe, une tâche sur un mur, une conversation entre deux personnes,…les motifs de distractions sont tellement nombreux pour la personne présentant un trouble de l’attention! 5 à 10 % des personnes seraient concernées par le Trouble Dysfonctionnel de l’Attention. Aujourd’hui, nous connaissons mieux ce trouble même si parfois certaines informations s’opposent. Des articles et reportages paraissent régulièrement, les enseignants et les parents sont sensibilisés aux difficultés d’apprentissages et y sont donc plus attentifs. Toutefois, précaution, tous les problèmes de concentration et tous les problèmes de comportement ne sont pas liés à un trouble de l’attention!

Portons donc l’attention sur l’attention !

QUESTION 1- ATTENTION ET CONCENTRATION? DEFICIT OU DYSFONCTION?

Pour mieux comprendre le TDA/H il est important d’éclaircir ce qu’est l’attention ou la concentration, un déficit ou une dysfonction.

Le Dr Louis Véra, pédopsychiatre spécialisé sur ce sujet indique qu’il est plus juste de parler de « dysfonction » de l’attention plutôt que de « déficit » car en effet, les personnes ayant un TDA sont tout de même en mesure de porter leur attention dans certaines situations.

La concentration est un phénomène volontaire. L’attention quant à elle, est le filtre qui va permettre d’être concentré sur une seule tâche à la fois. Ce filtre reçois les informations du monde extérieur (de nature auditive ou visuelle, ,…) puis réalise un tri. Si cette information n’a pas trait à la tâche que nous devons réaliser, elle est écartée par le filtre attentionnel. Par exemple, si vous lisez un livre et soudain, votre enfant fait tomber à côté de vous un stylo qu’il s’empresse de ramasser, sans trouble spécifique de l’attention, vous percevez le bruit mais êtes en mesure de poursuivre votre lecture.

Chez la personne ayant un TDA, les distractions ne sont pas toujours écartées. En effet, le filtre va fonctionner à intervalle irrégulier et joue donc plutôt le rôle de passoire. Résultat, vous lisez un livre et ce bruit soudain va vous amener à porter votre attention sur ce que fait votre enfant, observer autre chose dans la pièce qui vous fait penser que vous avez oublié d’envoyer un mail important à votre collègue, puis qu’il serait bon de prévoir d’acheter quelques légumes pour préparer une soupe et tout cela le livre à la main….bref vous l’aurez compris, difficile de poursuivre la lecture!

Pour rester focalisé sur une tâche il faut que ce filtre attentionnel soit opérant. Pour se concentrer, il faut donc non seulement, le décider, mais aussi être aidé par l’attention qui fonctionne en dehors du contrôle volontaire de la personne.

Toutefois, certains facteurs vont bien évidemment aider les personnes ayant un TDA a rester concentrés sur une tâche en cours. L’attention peut être stimulée par:

– Le stress. En effet, si la tâche en cours est importante il y aura stimulation de l’attention. Ceci explique pourquoi fréquemment ces enfants repoussent la tâche.

– La nouveauté– L’intérêt proposé va stimuler l’attention.

– La tâche ludique et non monotone va également être stimulante.

– Le travail ou jeu sur écran va favoriser l’attention, toutefois « attention » car l’attention étant dans ce cas tellement stimulé que les personnes se fatiguent fortement.

QUESTION 2- POURQUOI LES ENFANTS ET JEUNES AYANT UN TDA/H ONT UN FILTRE ATTENTIONNEL DYSFONCTIONNANT?

Un des éléments d’explication serait la fatigue! Ses enfants et jeunes sont programmés pour réaliser plusieurs choses à la fois. Ils ont une préférence pour le multi-tâches. En fonction des stimuli de l’environnement ils vont aller d’une tâche à une autre. Le fait de ce centrer sur une seule tâche leur coûte beaucoup d’énergie et génère donc de la fatigue.

QUESTION 3- LE CERVEAU DES TDA/H A T’IL DES PARTICULARITES?

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental soit un dysfonctionnement neurobiologique à l’origine de ce trouble. Le Dr Louis Véra, pédopsychiatre parle de retard de maturation cérébral chez les enfants ou adolescents concernés et invite à ne pas parler « d’immaturité ». De nombreuses études en imagerie fonctionnelle mettent en évidence des « différences de morphologie et de fonctionnement entre le cerveau de la personne atteinte de TDAH et celui de la personne qui ne présente pas de trouble ». Nous n’en sommes probablement qu’au début des découvertes!

QUESTION 4- QUELS SONT LES SYMPTÔMES DU TDAH?

Nous pouvons retrouver dans les troubles de l’attention les symptômes suivants:

– Un défaut d’attention soit une attention variable d’une personne à une autre et dépendant de plusieurs facteurs.

– De l’agitation, variable également d’une personne à une autre et pouvant même être absente. C’est pour cela que l’on parle de TDA avec ou sans hyperactivité.

-De l’impulsivité soit l’action dans la précipitation. Les personnes vont avoir tendance à agir avant de réfléchir.

Nous pouvons ajouter un quatrième symptôme, les difficultés d’organisation. Il s’agit de difficultés extrêmement fréquentes. Elles sont notamment liées aux troubles des fonctions exécutives. Les fonctions exécutives sont en quelque sorte le chef d’orchestre du cerveau. Elles donnent le tempo, surveillent le bon déroulement de la tâche, permettent de s’adapter rapidement à l’environnement. Ainsi les personnes ayant un TDA/H peuvent avoir du mal à se projeter dans le temps, à apprivoiser leurs émotions, à utiliser efficacement leur mémoire.

QUESTION 5- EXISTE-T-IL DONC PLUSIEURS FORMES DE TDA?

Oui des experts évoquent 3 formes de TDA. Nous pouvons retrouver, l’inattentif soit le « doux rêveur, la tête dans les nuages, un peu lent, un peu gaffeur », le mixte « le rêveur agité », l’agité « l’agité impulsif ». Alors bien évidemment, cela sème la confusion car certains présentent un trouble de l’attention avec prédominances inattentives et d’autres à prédominances agitées.

QUESTION 6- FINALEMENT N’AVONS PAS TOUS UN TDA/H?

Il est certain qu’en cas de fatigue, de dépression, de période d’angoisse ou d’insomnie, nous pouvons constater la présence de signes de TDAH, toutefois, de manière transitoire. La durée pendant laquelle ces symptômes sont présents est donc un facteur primordial dans le diagnostic. Il est souvent évoqué l’importance de retrouver plusieurs symptômes sur une durée de 6 mois et se manifestant dans plusieurs circonstances (à la maison, à la garderie, à l’école, au travail) et à un degré qui ne correspond pas au niveau de développement de l’enfant. Certains de ces symptômes doivent avoir été présents avant l’âge de 7 ans.

QUESTION 7- A PARTIR DE QUEL ÂGE PEUT ON PARLER DE TDAH?

Il est difficile de donner un âge moyen de début du trouble. Souvent le diagnostic est posé plus tôt chez les enfants présentant agitation ou impulsion que chez l’enfant présentant uniquement une inattention. Cela est très probablement lié au fait qu’agitation et impulsion sont des manifestations qui impactent plus difficilement le quotidien, la vie familiale, sociale, scolaire et qui amène donc à consulter plus tôt des professionnels de santé et de l’accompagnement.

QUESTION 8- LE TDAH PERSISTE T’IL CHEZ LES ADULTES?

Le TDAH persiste chez une large proportion d’adultes et comme les enfants et jeunes ils vont compenser le trouble avec des aménagements plus ou moins efficaces. Le trouble persiste et le plus souvent, à l’adolescence son retentissement peut d’ailleurs s’aggraver puisqu’on leur demande d’être pleinement capables de s’organiser. Dans le cadre d’un TDA, le trouble ne se guérit pas, en revanche il se compense de mieux en mieux par une meilleure connaissance de soi et la découverte de « stratégies » adaptées. Toutefois, les experts ne s’accordent pas toujours sur le sujet.

QUESTION 9- QU’EST CE QUI EXPLIQUERAIT LE FAIT QUE CERTAINS SONT CONCERNES PAR L’AGITATION?

L’agitation serait une façon de réveiller le cerveau! Lorsque l’on parle d’agitation, cela peut-être variable. Cela peut passer par le rongement d’ongles qui va aider à se concentrer, au besoin de courir partout, de grimper, d’escalader. Cette agitation ou activation permet à l’enfant de rester concentré sur la tâche, de rester éveillé. Une façon probable que le cerveau trouve pour s’adapter! Souvent l’agitation est surtout une manifestation dérangeante pour l’entourage.

QUESTION 10- ET L’IMPULSIVITE…COMMENT SE MANIFESTE T-ELLE? S’AGIT-IL D’UN TROUBLE DU COMPORTEMENT?

Impatience, énervement, phrases terminées pour l’autre, parole coupée, avoir du mal à s’arrêter… Pour quelle raison? Généralement car pour la personne avec un TDAH, cela ne va pas assez vite! L’impulsivité est une tendance à faire trop vite, à agir avant de réfléchir.

On va retrouver plusieurs manifestations de l’impulsivité. Celle qui gêne le plus, lorsque la personne ne supporte pas la frustration. Il y a également l’impulsivité cognitive. La personne qui entend le début de phrase et termine la fin dans sa tête, qui lit un ou deux mots de la consigne et ça y est pense avoir compris la consigne pour commencer a répondre rapidement aux questions. Il y a également l’impulsivité alimentaire et la difficulté à apprivoiser ses émotions. Certains experts expliquent l’impulsivité chez le TDA comme un moyen de compenser la difficulté à rester concentré longtemps. Par exemple, l’enfant sachant (insconsciemment) qu’il ne peut pas rester appliqué pendant des périodes très longues va intuitivement travailler plus vite. Finalement impulsivité et agitation peuvent être vues comme des phénomènes adaptatifs mis en place par le cerveau.

Toutefois, nous sommes pas là du côté des « troubles du comportement », qui là devrait s’accompagner autrement.

QUESTION 11- COMMENT ACCOMPAGNER LES TROUBLES DE L’ATTENTION AVEC OU SANS HYPERACTIVITE?

Le Dr Vela indique dans ces publications que le TDA ne se « rééduque pas mais que toutefois, le cerveau refait parfois quelques connexions pour faciliter le quotidien ». Chaque trouble associé au TDAH doit avoir une prise en charge spécifique bien au delà d’une éventuelle médication car souvent d’autres troubles sont associés. Parmi les pistes à prendre considération: Aménagements scolaires; hygiène de vie nécessaire tel que la pratique d’une activité sportive régulière, d’un bon sommeil, d’une alimentation saine et équilibrée. En France, la médication est recommandée en dernière intention si les pistes citées précédemment ont été avant tout investiguées sauf en cas d’autres troubles associées. A noter que le sujet de la médication fait l’objet de nombreux débats.

TDA avec ou sans H diagnostiqué ou non… et si vous exploriez la piste de l’intégration des réflexes primitifs/archaïques?

Pour en savoir plus sur la piste des réflexes primitifs/archaïques et le lien avec les Troubles de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, zoom sur ces deux conférences en ligne co-animées avec Bérangère Mainguy de https://zybra.fr/

Conférence en novembre et décembre. Replay accessibles jusqu’au 31 janvier 2021:

https://www.billetweb.fr/replay-conference-tda
https://www.billetweb.fr/replay-bougeotte-hyperactivite-piste-des-reflexes

ENFANTS & TROUBLES DYS

Des difficultés à…lire? écrire? compter? coordonner les gestes ou s’exprimer de manière cohérente? Et s’il s’agissait de troubles dys?

Aujourd’hui, en France, 10 à 15% d’enfants seraient atteints de troubles dys qu’il s’agisse de dyslexie, de dyspraxie, de dysphasie, de dyscalculie, de dysorthographie.

On parle d’handicaps invisibles qui, s’ils ne sont pas pris en charge peuvent rendre difficile les apprentissages, le quotidien et impacter estime et confiance en soi.

Pour comprendre à quel point ces troubles occupent une place importante dans la vie des enfants qui en sont atteints et de leurs parents, voici un reportage de l’émission « C’est pas sorcier ». Dans ce reportage, Fred va rencontrer de jeunes patients et les adultes impliqués dans leur accompagnement. Jamy, quant à lui, a installé son laboratoire au Neurospin, un centre de référence en imagerie cérébrale près de Paris, où l’on étudie notamment le fonctionnement du cerveau des personnes «dys».

https://youtu.be/7jaeNhjz2rQ

Mieux se connaître, s’accueillir et s’accepter, ouvrir des pistes pour faire de son/ses troubles « DYS » un/des alliés(s) … des préalables pour CREER DES POSSIBLES dans sa vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle.

Parmi les pistes? L’intégration neurosensorielle des réflexes archaïques/primitifs. Pour en savoir plus, voici des conférences en ligne qui pourraient vous intéresser:

Replay conférence Dys et réflexes : https://www.billetweb.fr/conference-les-dys-la-piste-des…

Cycle de 3 conférences d’octobre à décembre 2020 (Dys, TDA, Hyperactivité et réflexes): https://www.billetweb.fr/apprentissages-la-piste-des…

https://sylvieportas.fr/2020/09/09/les-dys-en-10-questions-et-ou-10-questions-sur-les-dys/

LES DYS EN 10 QUESTIONS ET/OU 10 QUESTIONS SUR LES DYS!

Selon les études, selon les pays et selon les époques les données chiffrées sur les Dys varient. Selon la nature des troubles que l’on inclut dans l’étude, selon le degré de sévérité pris en compte, les chiffres varient de 1 à 10%.
En France on parle de 6 à 8% de troubles dys. On peut dire que 4 à 5 % des élèves d’une classe d’âge sont dyslexiques, 3% sont dyspraxiques, et 2% sont dysphasiques.
En route pour une exploration des Dys en 10 questions et/ou 10 questions sur les Dys!

Question 1- Les troubles DYS…de quoi s’agit-il?

Le prefixe « Dys » indique une anomalie, une difficulté, un mauvais fonctionnement. Les troubles dys- sont des troubles neurologiques qui induisent des difficultés à la fois dans les apprentissages et dans le quotidien de manière plus ou moins importantes. Dans la famille des dys- nous pouvons retrouver… la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie, la dysgraphie, la dyspraxie, la dysphasie.

Question 2- Connais t-on l’origine des troubles DYS?

Ces troubles sont dits « neurodéveloppementaux » car ils surviennent lors du développement cérébral des enfants qui ne présentent par ailleurs aucune déficience sensorielle, auditive, visuelle ou intellectuelle. Depuis les années 1980, les techniques d’imagerie cérébrale et de génétique ont permis de mieux comprendre les mécanismes mis en oeuvre dans les troubles « dys » et notamment dans la dyslexie. Des dysfonctionnements dans le développement de certaines aires cérébrales provoqueraient petit à petit un retard dans la faculté de lire, écrire ou compter. Des facteurs environnementaux participent sans doute à ces pathologies, mais les neuroscientifiques ont montré que ces troubles ont des causes neurobiologiques et génétiques, quels que soient le milieu socioculturel des enfants et la méthode pédagogique adoptée. Tel que l’indique Bénédicte Salthun-Lassalle, Docteur en neurosciences, il a été mis en évidence une augmentation du risque de dyslexie chez les proches parents d’un sujet atteint, et les grandes études comparatives réalisées chez les jumeaux monozygotes (de vrais jumeaux ayant les mêmes gènes) et dizygotes (ayant des gènes différents) ont montré que, si un enfant est dyslexique, son frère ou sa soeur a 50 à 65 % de risques de l’être aussi. Toutefois, la dyslexie reste complexe car plusieurs gènes joueraient vraisemblablement un rôle rendant la manifestation de ce trouble très différente chez chaque enfant. Les connaissances scientifiques sur les troubles dys- sont relativement récentes. Des chercheurs de l’Inserm continuent d’effectuer des recherches afin d’améliorer encore, le dépistage et la prise en charge.

Question 3- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dyslexie et d’une Dysorthographie?

L’Organisation mondiale de la santé définit la dyslexie comme « un trouble spécifique de la lecture. Il s’agit également d’un trouble persistant de l’acquisition du langage écrit, caractérisé par de grandes difficultés dans l’acquisition et dans l’automatisation des mécanismes nécessaires à la maîtrise de l’écrit (lecture, écriture, orthographe) ». Certains signes permettent de suspecter une dyslexie dès le CP. Toutefois, la dyslexie ne peut -être diagnostiquée que vers le CE2 au moment ou la lecture est supposée acquise et fluide. Il existe plusieurs formes de dyslexie qui impactent de façon différente: la dyslexie phonologique, lexicale ou mixte. Quels impact sur le quotidien et les apprentissages?

La dysorthographie est souvent associée à la dyslexie. Il s’agit d’un trouble persistant de l’acquisition et de la maîtrise du langage écrit qui affecte l’orthographe, principalement dans l’apprentissage et l’automatisation de la correspondance phonème (le son des signes) et graphème (l’écriture des sons).

Question 4- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dyscalculie?

La dyscalculie est aux chiffres et aux nombres ce que la dyslexie est aux lettres. Elle concerne comme son nom l’indique les chiffres et les valeurs numériques. La compréhension des structures et logiques mathématiques, des notions de quantités et de représentation spatiale s’avèrent difficiles. Il en résulte de grandes difficultés pour apprendre les opérations, les tables de multiplication, ou comprendre la géométrie. On connaît encore peu l’origine de ce trouble, qui reste souvent associé à divers autres facteurs, y compris à d’autres troubles dys.

Question 5- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dysgraphie?

C’est un trouble spécifique d’apprentissage qui affecte l’écriture. Elle se caractérise par une calligraphie aléatoire, lente inégale, souvent accompagnée d’une grande fatigabilité, voire de douleurs. La dysgraphie peut avoir plusieurs causes. Tel qu’indiqué par la Fédération ANAPE- Dys- elle peut être favorisée par divers troubles d’apprentissages comme la dyslexie, la dysorthographie, l’hyperactivité, ou elle peut être liée à une certaine précocité ou concerner les élèves dont la capacité à être multitâche est affectée. Un déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)… ou aussi une précocité intellectuelle peuvent être à l’origine d’une dysgraphie. Celle-ci touche à 70% des enfants « précoces ».

Question 6- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dyspraxies?

L’Organisation Mondiale de la Santé définit la dysgraphie comme un « trouble spécifique du développement moteur dont la caractéristique essentielle est une altération du développement de la coordination motrice non imputable entièrement à un retard intellectuel ou une affection neurologique spécifique congénitale ou acquise ». Par conséquent, faire ses lacets, poser son verre correctement sur la table, ou encore écrire et former des lettres peuvent s’avérer des gestes du quotidien extrêmement difficiles à réaliser, épuisants et décourageants!

Question 7- Quelles sont les caractéristiques et les impacts d’une Dysphasie?

La dysphasie est un trouble de la communication orale et verbale. Elle est particulièrement handicapant pour l’enfant qui peut avoir du mal à s’exprimer (exprimer sa pensée ou formuler ce qu’il veut dire) et parfois à comprendre ce qu’on lui dit.

Tels que l’évoquent Isabelle Pailleau et Audrey Akoun dans « Vive les zatypiques », la dysphasie peut-être expressive ou réceptive. Dans le premier cas, l’expression est altérée, les paroles souvent incompréhensibles et l’expression est faite de mots isolés. Dans le second cas, le message oral reçu est partiellement compris. Il peut en découler, entre autres, des difficultés d’intégration scolaire et sociale avec un risque d’isolement.

Question 8- Les multi-dys, ça existe?

Oui le cumul de plusieurs dys est tout à fait possible. Dans 30 à 40% des cas, un enfant présente plusieurs de ces troubles, en même temps (avec une prédominance de l’un d’eux). A titre d’exemple, la dyslexie ou la dyscalculie sont fréquemment associées à la dyspraxie ou à un trouble de l’attention. De même dans 50 % des cas, la dysphasie est associée à un risque de dyslexie.

Question 9- Du repérage au diagnostic qu’en est-il?

Tel que l’évoque la Fédération ANAPE-Dys, les difficultés sont généralement repérées par la famille, l’école ou un professionnel de santé.
Dans un premier temps, ce sujet peut-être évoqué avec l’enseignant de l’enfant, pouvant ainsi mettre en relation avec le médecin scolaire, le psychologue scolaire, le RASED (Réseau d’Aides Spécialisées de l’École) en vue de faire un premier dépistage. Ces professionnels pourront initier une démarche diagnostique (est-ce un trouble spécifique ? ou autre origine possible : problème du vue, ouïe, maladie neurologique, …). Ce sujet peut également être évoqué avec le médecin traitant ou le pédiatre qui fera pratiquer un bilan orthophonique et éventuellement un bilan neuropsychologique psychométrique.

Le diagnostic permet de différencier un simple retard d’un trouble durable. Il nécessite la coordination de différents professionnels.
Le diagnostic est du ressort du domaine médical et paramédical coordonnée par le médecin traitant avec une évaluation médicale, une évaluation par un orthophoniste, un psychomotricien, un neuropsychologue… afin d’éliminer d’autres causes comme le déficit sensoriel, cognitif, psychique et social.
Il peut être fait auprès de professionnels libéraux ou parfois avec des structures médico-sociales (CAMPS, SESSAD…) des consultations hospitalières. Ainsi, en cas de suspicion d’une dyslexie, d’une dysorthographie, d’une dyscalculie, d’une dysphasie, consulter un(e) orthophoniste. En cas d’une dyspraxie, consulter un(e) psychomotricien(ne). En cas de dysgraphie un(e) graphothérapeute ou psychomotricien(ne). A cela il peut être important de solliciter un bilan orthoptique afin de vérifier la coordination visuelle.

Ces diagnostics invitent à favoriser la mise en place d’un projet d’accompagnement le plus adéquat possible et de restaurer et/ou de booster estime et confiance en soi, par une meilleure connaissance de soi et la reconnaissance de tous les potentiels. Troubles dys- et réussites sont tout à fait compatibles. Les dys- ont de nombreuses ressources qui n’attendent qu’à être reconnus et déployés! Je vous invite d’ailleurs à découvrir cet article de Zybra sur les troubles dys- et les célébrités.

https://zybra.fr/troubles-dys-et-celebrite/

Question 10- Du dépistage à l’accompagnement… Des pistes à explorer?

Il est dit que les troubles dys- que l’on décèle chez les enfants (ou plus tardivement chez les adultes) persistent à l’âge adulte. L’on apprend a les compenser en adoptant des stratégies de contournement. Toutefois, grâce à l’imagerie cérébrale, plusieurs études scientifiques ont montré que le cerveau, est plastique (c’est à dire capable de se réorganiser) et donc en mesure d’offrir de belles améliorations de nos performances après des protocoles de rééducation divers.

Il y a un point important à souligner: Les troubles de l’apprentissage ne se manifestent souvent que lorsque les enfants commencent à aller à l’école et à apprendre à lire et à compter, parfois à la maternelle, mais en général au début de l’école primaire. De plus en plus de neuroscientifiques pensent que l’on pourrait les détecter plus tôt, chez les tout-petits, afin de le corriger avant qu’ils ne deviennent handicapantes pour les apprentissages. Il s’agit d’un des axes de recherche de la neuroéducation, dont l’objectif est d’offrir de nouvelles méthodes pédagogiques pour préparer au mieux les touts-petits à la lecture, à l’écriture, à l’arithmétique et à la vie en collectivité, dès le début de leur vie et jusqu’aux premières classes de l’école élémentaire. Le cerveau est à ce moment le plus plastique, le plus apte à changer et donc à être corrigé si nécessaire, tel que l’indique Bénédicte Salthun-Lassalle.

En complément d’un travail réeducatif auprès de professionnels de santé, les outils de la psychopédagogie positive peuvent s’avérés clés tout comme un accompagnement en intégration des réflexes primitifs/archaïques.

Nous sommes très certainement aux balbutiement des découvertes. La science avance en tâtonnant donc précautions face aux diverses annonces prometteuses qui peuvent rapidement créer de la confusion en tant que parent ou enseignant. Toutefois, ouvrons nous aux pistes qui pourraient potentiellement apporter plus de confort et de facilités dans les apprentissages et surtout, favoriser le développement de l’estime et la confiance en soi, deux terreaux essentiels pour grandir et se développer pleinement non pour réussir dans la vie mais pour réussir sa vie.

Vous souhaitez en savoir plus sur la piste des réflexes primitifs/archaïques? Le replay de cette conférence pourrait vous intéresser!

https://www.billetweb.fr/replay-conference-dys-piste-des-reflexes

Envie maintenant de tester vos connaissances sur les DYS?

Voici une QUIZZ réalisé par la Fédération Française des Dys (FFDys)

https://www.ffdys.com/wp-content/uploads/2018/07/FFDYS-QUIZZ-5000ex-RV-135g-A4-1pli.pdf

Découvrez également la brochure informative réalisée par la FFDys

https://www.ffdys.com/wp-content/uploads/2018/07/FF-des-DYS-3000ex-brochure-12P-170g-MAT-A5.pdf

NOUVELLE ADRESSE & RÉSERVATION EN LIGNE

Après les rendez-vous en visio, initiés durant cette période inédite que nous avons traversé et dont le format reste d’actualité, j’ai le plaisir de vous recevoir dès ce mois de juillet, au sein d’un cabinet médical à Levallois-Perret 

Vous y trouvez, un médecin-coach et hypnothérapeute le Docteur Charles-Henri CALLIES, deux médecins généralistes le Docteur Isabelle DE LA DEBUTRIE, le Docteur Jean-Baptiste DAGOUAT, une orthophoniste Charlotte Fingerhut, une ostéopathe Anaëlle LEVY et une psychologue Élise Pasquier. Pour réserver une consultation auprès d’eux direction le site de doctolib.

Pour ma part, c’est également avec plaisir que je vous informe que vous pouvez dès à présent prendre directement rendez-vous sur le site Internet de Créer des Possibles.

https://sylvieportas.fr/consultation/

Il est toujours possible de consulter à certaines dates dans les locaux de la Fabrique à Bonheurs (à Paris 17ème).

Les consultations se déroulent bien entendu dans le respect des mesures sanitaires actuelles (port de masque, aération de la salle, etc.).
Je vous invite à consulter ce document pour plus de détails. 

Au plaisir de vous accompagner à créer DES possibles, VOS possibles.



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COMMENT ACCOMPAGNER LA HAUTE-HYPER-ULTRA SENSIBILITÉ CHEZ MON ENFANT?

« Il reste de la peau sur la pomme, j’en veux plus! »

« Ça sent mauvais, je restes pas ici! »

« Mais pourquoi tu dis que maintenant tu détestes ce jeu et puis tu n’arrêtes pas de pleurer! Tu l’adorais, tu sais très bien attraper la balle. A la maison tu te débrouilles toujours super bien. Ce n’est pas parce que tu as fait tomber plusieurs fois la balle durant le match que tu va abandonner. Et arrête de dire que tu es nul! ».

« Il est bouleversé dès qu’il y a une situation qui lui semble injuste ou un conflit ».

 » A l’arrivée de sa petite sœur, mon fils semblait ravi et le clamait haut et fort. Toutefois, il a commencé a manifester un tas de peurs étranges ».

« Mon enfant perçois immédiatement si ce que l’on dit est en accord avec ce que l’on pense ou ce que l’on fait. La moindre incohérence, il la repère. Du coup pas toujours évident dans les relations et à l’école ».

« Un de mes enfants se fait repérer car il semble très effacé à l’école. Sans cesse on me demande s’il va bien, qu’il est « trop timide », « dans la lune ». Le second au contraire se fait remarquer car il réagit ou sur-réagit. On me dit qu’il est « trop » susceptible, trop de ceci et trop de cela. Le plus difficile pour moi, les jugements qu’on leur porte très rapidement et ces étiquettes qu’on leur colle. Alors oui, dans un cas comme dans l’autre ce n’est pas toujours simple, mais leurs réactions masquent des qualités incroyables, ne sont qu’une petite partie de qui ils sont. Si on prend le temps d’aller au delà du premier jugement… Sans compter que du coup en tant que parents nous sommes immédiatement jugés. Tu le surprotège trop, tu ne pose pas suffisamment de limites »…Je me retrouve du coup aussi à leur reprocher cette façon d’être!

Il n’y a pas qu’une seule manière de manifester son hypersensibilité ou son ultrasensibilité. Comme il existe plusieurs familles d’hypersensibilité chez l’enfant, celle-ci peut prendre différents aspects. Un enfant hautement sensible pourra par exemple être très en retrait, introverti, ou au contraire très démonstratif quant à ses émotions. En d’autres termes, il existe presque autant d’hypersensibilités que d’hypersensibles. D’autre part, Saverio Tomasella, dans son livre « J’aide mon enfant hypersensible à s’épanouir » précise que “l’ultrasensibilité est constitutive chez le tout-petit”. Elle concerne tous les nourrissons et tous les enfants jusqu’à 7 ans ou plus, alors qu’elle devient existentielle, ou “réactionnelle” après.

Alors, comment accompagner son enfant afin qu’il puisse grandir aux mieux, s’épanouir et faire de sa sensibilité une force?

Loin de moi l’idée de vous encourager à poser une étiquette « hypersensible » ou d’accepter tout comportement qui ne devrait pas l’être. En revanche, comprendre ce dont il s’agit, la façon dont cela peut se manifester chez votre enfant sera clé pour que vous puissiez identifier et l’inviter à identifier ses besoins. Le regard porté sur les situations rencontrées pourra également se transformer et vous permettre de créer des possibles avec votre enfant, de l’encourager à créer ses possibles avec bienveillance et responsabilité.

La haute sensibilité peut cristalliser des difficultés au quotidien, dans la vie de familiale et scolaire. Le parent peut se trouver confronté à un certain nombre de complications, se sentir submergé par des comportements qu’il ne comprend pas ou qui le dépasse.

Toutefois, tel que l’indique Elaine Aron, psychothérapeute, chercheuse en psychologie spécialisée sur ce sujet et auteur; ces enfants ne sont ni « trop sensibles », ni « trop timides », ni « trop intenses ». Comme l’évoque Saverio Tomasella, docteur en psychologie, pour déployer pleinement leurs fabuleux potentiels, ces enfants ont besoin d’être accueillis, appréciés, reconnus, valorisés, encouragés et que leurs besoins spécifiques, notamment de calme et de repos, soient reconnus et respectés.

Et vous parents, vous avez également besoin pour déployer pleinement vos fabuleux potentiels de parent d’enfant hautement sensible, d’être accueillis, appréciés, reconnus, valorisés, encouragés et que vos besoins spécifiques soient reconnus et respectés.

Le livre d’Elaine Aron est un précieux guide pour les parents qui souhaitent avoir des clés de compréhension et d’accompagnement afin d’aider leur enfant à réguler la surstimulation, les émotions intenses, l’éventuelle timidité pour certains, le mieux vivre à l’école et en famille. En voici un aperçu:

Mon enfant est hautement sensible !

Je ne peux que vous inviter également à explorer la piste relative à l’intégration des réflexes archaïques/primitifs. Voici quelques articles dans lesquels j’en parle plus précisément.

Et si vous vous demandez si votre enfant présente une haute-hyper-ultra sensibilité, voici un questionnaire qui a été proposé par Elaine Aron. Précisons qu’aucun test psychologique n’est suffisamment fiable pour définir une personne dans toute son unicité, complexité, subtilité, ni même pour justifier à lui seul des choix éducatifs.

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21 MANIFESTATIONS D’UNE SENSIBILITÉ ÉLEVÉE AU TRAVAIL ET 10 CLÉS POUR CRÉER DES POSSIBLES

21-MANIFESTATIONS-DUNE-SENSIBILITÉ-ÉLEVÉE

Une tendance au perfectionnisme? Un besoin de travailler au calme car le bruit vous épuise? Ou peut-être vous êtes vous adaptés à cela mais sentez bien que vous saturez facilement? Vous ressentez très rapidement et intensément les conflits entre collègues et au sein de l’équipe? La bienveillance, l’écoute sont pour vous des qualités professionnelles essentielles? Vos collègues ou votre manager vous a-t-il déjà dit que vous preniez les choses « trop à cœur »? Vous êtes extrêmement attentif aux détails? Et s’il s’agissait de la manifestation d’une hypersensibilité ou ultrasensibilité (qui combine sensibilité et empathie élevées)?

Si cela n’est pas déjà fait, découvrez ce précédent article avant d’explorer comment l’hypersensibilité peut se manifester dans la vie professionnelle.

Dans son livre « Ultrasensibles au travail », Saverio Tomasella, docteur en psychologie et auteur de nombreux ouvrages traite de la grande sensibilité dans l’environnement professionnel. Une sensibilité élevée peut prédisposer à subir de plein fouet un environnement professionnel fondé sur la performance et la compétition, engendrant conflits, brouillage des repères et perte de sens. Quelles sont toutes les caractéristiques relatives à ce trait de caractère pouvant vous concerner ou concerner un(e) de vos collègue? Comment faire de l’empathie surdéveloppée, du besoin d’engagement prononcé, de la forte créativité et de la révolte face aux injustices une force permettant l’épanouissement au travail?

En route pour découvrir les éclairages de l’auteur. Zoom sur les 21 caractéristiques qui peuvent se manifester sur la scène professionnelle et les 10 clés pour créer des possibles et faire de sa haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée.

21 caractéristiques qui peuvent se manifester sur la scène professionnelle

1- Perception subtile sur les personnes et sur les lieux.

2- Grande méticulosité, sens du détail, voire perfectionnisme.

3- Hyperesthésie (sensations intenses) et synesthésie (correspondances entre les différents sens).

4- Nombreuses variations au cours d’une journée, allant de l’excitation à l’épuisement.

5- Saturation du fait d’une trop grande stimulation (trop d’informations à la fois).

6- Fort impact des autres sur soi, impression de tout prendre « trop à coeur ».

7- Sentiment (souvent désagréable ou intriguant) d’un écart, d’un décalage, d’une différence fondamentale avec l’entourage.

8- Fatigue, voire souffrance dès que quelque chose touche.

9- Difficultés à s’endormir, sommeil peu réparateur, les pensées se bousculent.

10- Déstabilisation facile et fréquente, perte de confiance, découragement.

11- Peur du jugement des autres, peur de ses propres réactions, d’être débordé par ses émotions.

12- Sentiment de vivre sur une planète différente.

13- Être régulièrement affecté par l’absence d’attention, d’écoute, de reconnaissance, de tact, etc.

14- Forte empathie et grande sensibilité à l’injustice.

15- Impression d’être en permanence en train de survivre plutôt que de vivre.

16- Désir de vivre dans un monde idéal, sans heurts, sans violence, sans conflit.

17- Crainte de s’impliquer dans une relation du fait d’une grande spontanéité.

18- Tendance à se donner entièrement.

19- Enthousiasme, porosité à l’autre, affectivité très développée.

20- Difficulté à faire le tri entre ce qui est personnel et ce qui professionnel.

21- Désillusions et déceptions, avec un risque de repli durable ou d’isolement.

Une première étape consistera pour chacun à repérer plus clairement ce qui le met tellement à mal dans l’exercice de son métier, au sein de son équipe et/ou de son entreprise.

10 clés pour créer des possibles et faire de sa haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée

Pour aller plus loin, je vous recommande la lecture du livre qui invite a explorer chaque point, qui offre théorie et témoignages.

Ultrasensibles au travail: Le guide de survie pour affirmer sa sensibilité au bureau, avec son chef, ses collègues par [Saverio Tomasella]

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9 QUESTIONS QUE VOUS POURRIEZ VOUS POSER SUR L’HYPERSENSIBILITÉ

9 QUESTIONS QUE VOUS POURRIEZ VOUS POSER SUR L’HYPERSENSIBILITÉ

On la nomme Hyper, Ultra ou Haute Sensibilité. On la définit souvent comme une sensibilité « exagérée » ou « extrême ». Son contraire étant l’apathie ou l’insensibilité.

L’être humain n’est il pas de fait un être sensible? L’enfant ne naît-il pas déjà sensible voir, hautement sensible? Où mettre le curseur entre sensibilité et HYPER sensibilité? Il y a t’il une seule façon de manifester cette caractéristique? Quels impacts dans la vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle? Quels besoins plus spécifiques peuvent apparaître?

Zoom sur la Haute-Hyper-Ultra Sensibilité  à partir des 9 questions qui sont le plus fréquemment posées!

Question 1- L’hypersensibilité est-elle une maladie, un désordre psychique?

L’hypersensibilité est un trait de caractère exprimant une sensibilité plus élevée que la moyenne. L’hypersensibilité n’est ni une anomalie, ni une maladie, ni un désordre psychique. Il s’agit d’un tempérament, d’une façon d’être au monde. Elle ne relève pas de la psychiatrie. Tous les auteurs sont d’accord sur ce point. Il n’est pas nécessaire de la « soigner », de la « normaliser », de la « gérer » ou de s’en débarrasser.

Question 2- Qui est concerné par l’hypersensibilité?

30 % de la population est hautement sensible (PHS), soit une personne sur 3. Il existe autant d’hommes que de femmes hypersensibles. La seule différence est culturelle, elle concerne la façon de considérer et d’exprimer sa sensibilité. Tous les enfants naissent extrêmement sensibles. Leur « cerveau rationnel » se développe progressivement jusqu’à l’âge adulte, alors que leur « cerveau émotionnel » est opérationnel dès la naissance.

Question 3- Quelles sont les causes de l’hypersensibilité? Est-ce héréditaire ou cela se développe t’il durant l’enfance?

Aujourd’hui les chercheurs spécialisés sur ces questions de l’hypersensibilité évoquent la possibilité que cela soit d’origine génétique et/ou liée à l’environnement, c’est à dire liée à l’histoire de la personne depuis sa période de vie intra-utérine, à son histoire familiale sur plusieurs générations. Il est difficile de déterminer si cette sensibilité est le fruit de l’hérédité ou de l’environnement. Toutefois, en tant que consultante en intégration des réflexes archaïques/primitifs, je suis amenée a observer l’impact qu’ont certains réflexes archaïques/primitifs non intégrés, générant hyperesthésies (forte sensibilité sensorielle) et ultrasensibilité dès le plus jeune âge. Mais en quelques mots, que sont les réflexes archaïques/primitifs? Il s’agit de mouvements involontaires que l’on observe chez le nouveau-né en réponse à des stimuli spécifiques. Après leur apparition, chacun de ces réflexes a une phase d’activation plus ou moins longue, puis d’intégration. Nos réflexes forment ainsi les fondements du développement cérébral, des schèmes moteurs, de la posture, de l’épanouissement émotionnel, cognitif et de l’accès aux apprentissages. Ils sont développés pour la plupart in utero. Ils ont un impact sur le développement de l’être qui est plus ou moins soutenant selon les circonstances de la grossesse, de l’accouchement, ou des premières semaines de vie. Je vois donc en cela une piste d’accompagnement vraiment intéressante, non pas pour « soigner », « normaliser », « gérer » ou se « débarrasser » de quelque chose qui pourrait être perçu comme un problème mais pour faire de cette haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée.

Question 4- Quelles sont les caractéristiques présentes chez un enfant ou un adulte hypersensible?

Les 5 caractéristiques  suivantes sont identifiables dans la Haute Sensibilité

  • Profondeur dans le traitement des informations: Analyse et confrontation de chaque information avec ses propres expériences, détection des subtilités et des nuances, sens de la précision.

  • Forte sensibilité sensorielle nommée hyperesthésie: Gênes relatives à la lumière, aux bruits, aux odeurs, aux étiquettes qui grattent,à certains mouvements, rythmes et vibrations,…

  • Forte sensibilité émotionnelle, qui se traduit de 2 façons, par des émotions très variées et intenses et par une grande empathie.

  • Intuition et créativité

  • Sensibilité avantageuse: Les PHS profitent beaucoup plus que la moyenne des bons moments de vie, des bons conseils, des encouragements. Personnes enthousiastes.

Question 5- Etre hypersensible est ce être introverti(e)?

Elaine N. Aron , psychothérapeute et chercheuse américaine en psychologie, reconnue à l’international pour ses travaux sur l’hypersensibilité indique que parmi les personnes hautement sensibles, 70 % sont introverties et seulement 30 % sont extraverties. D’autre part, qui dit hypersensible introverti(e) ne signifie pas « sensiblerie », « timidité ». Comme l’indique Charlotte Wils dans un article sur ce sujet, l’introversion est un mode de protection naturel, une nature, qui va permettre de tenir à distance les différents stimuli qui pourraient venir troubler le système nerveux, bousculer l’équilibre émotionnel. A contrario, pour l’hypersensible extraverti, l’extraversion jouera rôle de rempart, sera comme une façade qui masquera la sensibilité de l’enfant (ou l’adulte) hypersensible et laissera croire qu’il n’y a pas de précautions particulières à prendre, d’attention à avoir, de soin à prendre.

Question 6- Le cerveau des personnes dites hautement sensibles est-il différent?

Le cerveau des PHS n’est pas différent. Les différences que l’on observe concernent l’activation plus nette de certaines zones cérébrales chez les personnes hautement sensibles, comme l’insula, qui est le centre de la conscience de soi. De même, les centres de la douleur et les neurones miroirs montrent une activation plus intense, ce qui est une confirmation (non une cause) de la plus grande sensibilité à la douleur et d’une empathie plus développée.  D’après la neuroscientifique Bianca Acevedo, différentes zones du cerveau s’activent en même temps car les ultrasensibles travaillent de façon approfondie, ce qui peut d’ailleurs induire une angoisse ou une forte émotion. D’après Elke Van Hoof, le cerveau des personnes hautement sensibles est plus stimulé que celui des autres personnes, du fait d’une pensée associative, de l’attention soutenue portée aux détails, de leur créativité et de leur sollicitude.  Les dernières recherches sur le cerveau montreraient que le thalamus des hypersensibles fonctionne moins. La fonction première du thalamus est de faire un choix quant aux informations auxquelles nous prêtons attention, or, pour un grand sensible, ces informations restent trop détaillées et nombreuses, donc peu filtrées. 

Question 7- Existe t’il des tests et si oui quels éventuels intérêts à se (re)connaître ou reconnaître son enfant hautement sensible?

Elaine Aron, a mis au point des questionnaires pour permettre de repérer une éventuelle haute sensibilité chez les enfants et chez les adultes. Ces questionnaires à la disposition de tous apportent des indications, des précisions. Toutefois, comme l’indique clairement Elaine Aron, notamment pour le questionnaire relatif aux enfants, aucun test psychologique n’est suffisamment fiable pour justifier à lui seul des choix d’éducation. En effet, l’observation deviendra un outil probablement clé pour se (re)connaître ou reconnaître son enfant hautement sensible. Vous pouvez déjà prendre appui sur les cinq caractéristiques citées ci-dessus car elles apportent déjà des indications. Elaine Aron parle des quatre premières caractéristiques en indiquant que si les quatre ne sont pas constatés, il ne s’agit probablement pas de ce trait de caractère. Saverio Tomasella, psychanalyste, docteur en psychopathologie, chercheur français et auteur de nombreux livres sur l’hypersensibilité ajoute la cinquième  caractéristique sur la « sensibilité avantageuse ». Dans le cadre de mes accompagnements, je prends essentiellement appui sur ces caractéristiques ainsi que sur les tests réflexes.

Question 8- Il y a t’il un lien entre hypersensibilité et précocité? Entre hypersensibilité et trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité? Entre hypersensibilité, autisme et syndrome d’Asperger?

Oui, nous pouvons retrouver certaines ou toutes les caractéristiques de l’hypersensibilité chez les personnes dites à haut potentiel, avec TDA ou TDAH, autisme ou syndrome d’Asperger. Toutefois, précisons… Pour ce qui est du haut potentiel, des hauts potentiels peuvent ne pas être hypersensibles et des hypersensibles ne pas être hauts potentiels. Concernant le TDA/TDAH, de prime abord il y a des similitudes , si bien que certains professionnels pensent que des personnes hautement sensibles souffrent en fait d’un TDA non diagnotisqué. Elain Aron indique qu’il est possible de cumuler sensibilité et TDA mais qu’il ne s’agit pas de la même chose, à certains égards, ils sont même contradictoires. Quant à l’autisme et au syndrome d’Asperger, le seul lien qui pourrait se faire avec l’hypersensibilité serait lié à la forte sensibilité aux informations sensorielles soit aux hyperesthésies. Je ferais pour ma part également un lien entre hypersensibilité et réflexes archaïques actifs tel qu’indiqué plus haut.

Question 9- Quelles difficultés peuvent être rencontrées? Existe t’il des moyens efficaces pour apprivoiser la haute-hyper-ultra sensibilité? 

Je dirais de façon assez générale que les enfants et adultes concernés rencontrent les « défis », les besoins suivants:

  • Re)connaître et accepter toutes les facettes de ce tempérament.

  • Se mettre en mouvement pour lever les éventuels blocages cognitifs, émotionnels et corporels.

  • Identifier ses ressources, ses talents et déployer ses potentiels.

  • Se relier à ses émotions et prendre en charge ses besoins de telle façon à adapter ses choix (de relations, d’environnement, …)

  • Cultiver l’estime et la confiance en soi

  • Apprivoiser son stress, son hyperstimulation (charge mentale), son hyperesthésie, les émotions intenses et la trop forte empathie (charge affective).

Bien évidemment, chaque point mérite un article plus approfondis et plus précis, adapté aux réalités des enfants et des adultes. A noter qu’il n’existe pas un seul type uniforme d’enfants et d’adultes hypersensibles et que les « défis », besoins notés ci-dessus pourraient concerner l’individu au sens large.

Quant aux moyens, les approches tête-corps-cœur, approches intégratives, peuvent s’avérer efficaces. J’invite chacun à explorer celles qui inviteront à faire de sa haute-hyper-ultra sensibilité une force, un atout, une alliée, pour créer des possibles dans sa vie familiale, sociale, scolaire et professionnelle.

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